mercredi 17 novembre 2010

Notre 1ère semaine

Deuxième jour
À la recherche de pet-food
Réveil en douceur par la lumière qui traverse les rideaux et tout doucement on se dirige vers notre mission du jour : trouver de la nourriture et de la litière pour Ramzy.
A la sortie de notre soi (c'est ainsi que l'on nomme les rues ici), il y a quelques petites superettes, dont un « seven- Eleven » comme on en trouve tous les 500 mètres sur Sukhumvit Road. Seven/Eleven mais pour la plupart, ils devraient s'appeler Twenty-four-twenty-four car ils sont ouverts 24h/24h donc de minuit à minuit ou alors Seven-Seven si on considère que sept heure est l'horaire d'ouverture mais comme ils ne ferment pas on pourrait tout aussi bien dire six-six, eleven-eleven, one-one enfin bref vous m'aurez compris... donc on va au 7/11 mais hélas peu fourni en alimentation animale et comme notre chat à de goûts affirmés, il nous faut trouver une offre plus large dans le raffinement. Après avoir tergiversé de longues minutes pour savoir dans quel sens on doit partir sur Sukhumvit road, nous retrouvons finalement un grand « mall » où nous savons qu'au dernier étage se trouve une grande surface avec différentes gammes de produits de bonne qualité mais relativement chers nommé le Gourmet. Direction le rayon pet-food et là surprise toutes les pâtés pour chat sont à base de poissons, ce qui n'est pas dans les plats favoris de notre chat et si les mélanges thon-poulet semblent pouvoir se concevoir, les mixs crevettes- boeuf ou encore sardine-porc me laisse pour le moins dubitatif, et pourquoi pas huîtres-caramel-dinde tant qu'on y est... Je lui fait donc un assortiment varié de toutes ces saveurs en espérant qu'il trouve au milieu de cette « nouvelle cuisine » de quoi le satisfaire. On fait ensuite quelques courses pour nous mais nous ne pourrons pas acheter de vin. Non pas que ce soit le prix qui nous en dissuade, quoique très cher, ni même un soudain désamour pour le Cabernet-Sauvignon et autres appellations (bien au contraire) mais la vente d'alcool est interdite en 14h et 17h. Nous finissons nos emplettes et rentrons à l'hôtel. Arrivé dans le hall, un employé veut se saisir de nos paquets mais n'étant pas encore habitué à la qualité du service haut de gamme, je lui signifie que ce n'est pas la peine, ce qui semble grandement le surprendre. De retour dans la chambre, Zo va faire une sieste car le programme de ses deux prochains jours va être chargés par la visite des habitations Thaïs afin de savoir comment ils vivent et d'adapter l'offre ikea aux besoins des locaux et pour ma part je vais m'offrir quelques brasses dans la piscine qui se trouve sur le toit de notre hôtel. Le bassin n'est pas très grand mais je suis seul à flotter au milieu des grattes ciel voisins. La soirée se passe calmement, après avoir rapidement préparer le repas, on dîne en vitesse puis on se couche dans notre lit king size pour s'offrir un sommeil royal (king size , sommeil royal ah ah ah que je suis drôle) .
Assortiment de Cuisine Thaï pour chat



Jour 3 et 4
A la recherche de la ligue 1
Après s'être levés à 6h50, on petit déjeune, se douche et j'accompagne Bozo en métro jusqu'à la station Thaïlande Cultural Center où se trouve pour le moment les bureaux d'Ikea. Le métro est ultra moderne et d'une propreté insolente pour qui connait notre métropolitain parisien, de plus il est très simple de s'y diriger... celui-ci ne comprenant qu'une seule ligne; encore faut-il savoir où l'on va se rendre (car ici on paye selon le nombre de stations parcourues) et surtout repérer le bouton qui passe les indications en anglais: La première fois, on avait pas repéré cette manipulation et l'opération nous avons donc parut beaucoup plus compliqué, pour ne pas dire plus. Aujourd'hui on s'amuse à voir les touristes faire des têtes paniquées devant l'appareil. Il n'y a pas de tickets mais des jetons style auto-tamponeuses que la machine garde lorsqu'on a finit son trajet, ce qui est à la fois pratique et plus écologique. A mon retour, je flâne devant la télé en m'attardant longtemps sur les six chaines de sport que propose le satellite. J'y vois plusieurs matchs de la premier league (il y a ici un véritable culte voué à Manchester United et Arsenal et l'équipe d'Everton a pour sponsor principal sur le maillot la fameuse bière Chang dont on va reparler d'ici peu), quelques matchs du Calcio ou de la liga espagnole et même en direct le match des New yorkais de Thierry Henry (devant la pauvreté du jeu proposé je m'endors avant la fin de la première mi-temps) mais aucune trace de la ligue 1 française et même dans le journal des sports alors qu'on s'étend en largeur sur le score fleuve de l'Ajax d'Amsterdam, il n'y a trace de l'annonce du moindre résultat français. Non pas que je sois un inconditionnel du ballon rond hexagonal mais depuis mes deux années au Portugal, j'y ai repris goût en écoutant RMC pendant que je travaillais le soir et ce après une décennie de non-intérêt global pour le football en général. Mais ici pas la moindre trace des chants du stade Bollaert, ni d'un contrôle raté de Taiwo ou de la place de leader de notre championnat offerte au promu Brestois et de son fantastique gardien Steeve Elana . Mais non les Thaïlandais ils s'en contrefoutent de Steeve Elana, même si il a été élu joueur du mois en octobre ils s'en balancent le red curry de Steeve Elana, mieux ils savent même pas qui c'est ceSteeve Elana et pour dire vrai moi non plus, avant de regarder sur wikipedia, je connaissais même pas son existence... Bon admettons que Brest ça ne passionne pas les foules mais comment est-ce possible qu'un Arles Avignon-Nancy n'intéresse personne? Cela étant dit après (courte) réflexion, ça n'intéresse déjà pas grand monde en France donc à plus forte raison ici...
Le soir je descend au restaurant de l'hôtel pour me remettre de mon ecoeurement footballistique et pour y boire une Chang Beer en attendant que Bozo rentre de ses visites de maisons. C'est toute une aventure pour commander une simple bière, il n'y a pourtant que 4 bières à la carte (fait assez rare pour être relevé, il y a deux bières à la pression dont la Stella Artois). Je tente toutes les prononciations possibles de ce mot si court que je ne vois pas trop comment il peut se prononcer autrement que « Chang » , « Tchang », « Cheng », « Tcheng », « Chank » ou « Channngue » et achèverait finalement par devoir montrer du doigt directement sur le menu pour être servi par l'employée. Bozo rentre enfin de ses visites. Elle est vraiment surprise par ce qu'elle a vu. Outre le peu de meubles qu'on trouve dans les maisons, ce qui l'a marqué le plus est que malgré le fait d'avoir de nombreuses chambres, la quasi-totalité des habitants dorment dans la même pièce (l'exemple d'un jeune homme de 16 ans qui a pourtant une chambre à lui, et qui dort sur un matelas au pied du lit de ses parents, Tanguy Style à la sauce Thaï ). Autre chose marquante, le peu d'équipement des cuisines qui trouve son explication dans le fait qu'ils ne cuisinent pratiquement jamais chez eux. Soit ils mangent aux restaurants, soit ils commandent aux vendeurs de rue, dans le meilleur des cas ils cuisinent uniquement le riz. Peu d'équipements également dans la salle de bain, voir pas du tout. Un trou et une desserte en plastique, ils vont à l'essentiel pourrait-on dire. Les vêtements, produits de beauté et autres sont rangés dans le buffet du salon. Je me dis que la tache de Bozo et de ses collègues va s'avérer compliquée... En tout cas, ici on vit en famille, des grands parents aux petits enfants, certaines maisons accueillent plus d'une quinzaine de personnes.
Le Dimanche aura à peut près la même teneur que le samedi, épisode de la Chang Beer en moins... j'ai opté pour une Singha parce que là il n'y pas de souci de prononciation.

Jour 4 et 5
A la recherche de choses diverses et variées
Grasse mat. Bozo a deux jours de repos pour compenser le travail du week-end, ce qui nous permet de nous remettre des nuits un peu écourtées par Ramzy qui lui aussi souffre du Jet Lag. Il somnole dans la journée et se réveille en pleine nuit, où il déborde d'activité, entre autre : courses effrénées du lit à la salle de bain, dribble en série avec une boulette d'aluminium, shoot dans des bouchons de bouteilles d'eau, enchaînements de de coups de pattes sur la porte du frigo et des placards, mordillage en règle du doigt de pied qui dépasse du drap... Du coup, en ce lundi on ne va quasiment pas quitter l'hôtel, farniente enchainée sur une sieste qui débouche sur un comatage en règle, le tout entrecoupé par une baignade dans la piscine juste le temps que le room cleaning nettoie notre appartement. Ramzy n'est pas fan de ces moments où il doit retourner dans sa cage. 

Ramzy dans sa cage à la piscine
       Bozo Odin et moi (non je ne suis pas tout nu)

La journée se passe tranquillement et le soir vient bien vite. On réserve nos forces pour le mardi car en début d'après-midi, nous descendons au bar de l'hôtel où nous avons rendez-vous avec Rangie (notre guide pour la visite des appartements) afin de définir un peu mieux le cadre de nos recherches mais aussi de faire connaissance. Elle est toute pimpante et nous paraît extrêmement sympathique et professionnelle. Après une petite heure passé en sa compagnie et dans l'attente des visites d'appartements de fin de semaine, on va déjà aller voir les sois dans lesquels elle nous a indiqué qu'il y avait des appartements à visiter afin de voir un peu l'environnement proche. On est ravi par ce qu'on y découvre, des petits bars sympas, des salons de massage en pagaille, des restaurants de toute sortes, une boulangerie allemande et pas d'agression permanente des chauffeurs de tuk-tuk comme cela arrive dans d'autres endroits de la ville; on est de plus en plus sous le charme du quartier proche de notre hôtel. Puis vient la mission grande surface, on essaye de retrouver le Carrefour que nous avions vu sur Sukhumvit Road lors de notre dernier séjour à Bangkok, l'assurance de retrouver des produits connus à des tarifs abordables. On va le retrouver mais au vu de la distance qui le sépare du BTS Sky Train, on va finalement se rendre au Tesco Lotus qui se trouve lui juste en face de l'arrêt. Le Sky Train est tout comme le métro ultra-moderne, avec télévision dans les wagons qui diffuse en continu des publicités diverses et variées, notamment sur des produits de beauté pour blanchir la peau, car c'est là le paradoxe qui nous oppose. Si nous occidentaux cherchons à avoir le teint hâlé, les thaïlandais cherchent par tout les moyens à se blanchir la peau. On s'en était déjà rendu compte lorsque nous avions fait nos courses au gourmet: alors que je cherchais un après-rasage, on s'est aperçu que 95% des crèmes, lotions et jusqu'aux déodorants ont des propriétés blanchissantes, réduisant l'offre des produits neutres à un choix des plus restreints. C'est aussi pourquoi les femmes s'abritent en permanence du soleil et que les parapluies sont de sortie même (surtout) lorsque le soleil brille. Rangie et les collègues de Bozo nous confirmeront qu'ici la blancheur est synonyme de beauté, que les stars du petit écran, du cinéma et de la chanson ont tous le teint blanc et que dire à quelqu'un qu'il à le teint « blafard » est un compliment recherché... Micakel Jackson si tu nous regardes...
Le Tesco Lotus est un grand supermarché avec prédominance de produits locaux, on retrouve les fruits et légumes aux formes étranges, les étalages de chips aux goûts de poissons, les sacs de riz conditionnés en un minimum de 10 kilos ou 20 et au contraire le lait dans des packaging de 20 cl. On arrive tout de même à trouver de quoi faire quelques repas plus conformes aux goûts occidentaux, non pas qu'on apprécie pas la cuisine locale (bien au contraire) mais lorsqu'on loin de chez soi, c'est parfois réconfortant de retrouver dans son assiette des mets auxquels on est plus habitué et le risque (une fois sur deux) de tomber sur un plat sur-épicé fait qu'il est plus rassurant d'être au commande des fourneaux pour de temps à autres soulager son système digestif et ses papilles gustatives.
Lorsqu'on rentre des courses, le gardien plein sourire nous gratifie d'un « shoping-shoping » et comme à l'accoutumé le personnel de l'hôtel se saisi de nos sacs pour les porter jusqu'à notre chambre, puis piscine, douche, clim, TV5 Monde, Questions pour un champion, diner, dodo, cavalcade de Ramzy, re-dodo.


Jour 6
A la recherche des photos du Work-permit
Comme tous les matins, je prépare le petit déjeuner pendant que Bozo est dans la salle de bain et aujourd'hui je dois la rejoindre pour aller faire des photos pour son work-permit: La taille de celles qu'on a fait en France ne convient pas. On nous a demandé de porter des vêtements avec un col, à ce jour on ignore toujours pourquoi... Ce matin c'est son premier vrai jour de travail alors elle est un peu mi-anxieuse, mi-impatiente comme pour une rentrée des classes. Programme prévue pour elle, remplissage de formulaires, prise de sang et ouverture de compte en banque. Lorsque que je pars la retrouver le gardien me demande où est « Ma'ame », je lui dit qu'elle travaille ce qui l'amuse beaucoup. On a rendez-vous à 11h, en bas de la tour où se trouve leurs bureaux. Elle va être en retard ce qui va me permettre d'assister au balai d'entrée et de sortie des autres compagnies qui occupent des locaux dans cette même tour. Certains portent une sorte d'uniforme, tous avec le même polo; l'esprit corporate s'affiche par des tenues aux couleurs flamboyantes. Il est 11h20 lorsque je reconnais un des collègues de Bozo avec qui nous avions diner lors de notre « look and see trip », je crois me souvenir qu'il s'appelle « Hô ». Je m'en souviens car lorsqu'ils s'étaient tous présentés, j'avais remarqué avec amusement qu'il portait le même prénom qu'une autre jeune fille de l'équipe, lui ne m'a pas vraiment reconnu mais comme je suis le seul « Farang » (=Foreigner ou étranger) à poireauter devant l'entrée, il se dirige vers moi et me demande si je suis Sttttéééphane. Je lui confirme que c'est bien moi alors il me dit de patienter encore un peu que ma femme va arriver d'ici peu. Notre conversation tourne court et lui et la fille avec qui il est descendu se plonge alors dans la navigation de leur téléphone portable, véritable passion de la jeunesse (et des moins jeunes) que de passer des heures à Iphoner ou Blackberrer. 

Vue sur Bkk depuis les bureaux de Zo

Zo arrive enfin et l'on se dirige au Carrefour accompagné par un des responsable des ressources humaines dont le nom m'échappe. Arrivé chez le photographe, je remarque sur un des murs plusieurs petites vignettes avec des troncs d'hommes et de femmes, en costume, cravates, tailleurs... C'est pour remplacer grâce à photoshop les tenues des photographiés si celles-ci ne conviennent pas. Je me dis que j'aurais alors pu venir tout nu, ou en short et T-shirt et choisir l'un des faux costumes proposés. Je me serais bien vu avec le complet bleu austère et sa cravate en camaïeu de vert du plus bel effet tendance Julien Lepers. En guise de studio, la photographe pose derrière nous un carton blanc qu'elle scotche à la paroi. Ils nous est conseillé de ne pas sourire, mais j'aurais toutes les difficultés à retenir un fou rire qui justement allait me prendre. Clic clac, c'est fait. Ensuite nous nous rendons à la cafétéria de la galerie marchande ou heureusement le gars des ressources humaines nous indique la marche à suivre, il faut acheter une carte qu'il faut créditer avant de se rendre dans l'un des stands afin d'y passer commande. L'employée décréditant du montant du plat la dite carte, joie de la modernité. On est les seuls Farang dans cette grande cantine.
Je retourne à l'hôtel où à nouveau le gardien me demande où est « Ma'ame », je lui dit qu'elle continue de travailler, ça le rend hilare. Je sais qu'on est un couple à nouveau très atypique; Madame travaille et pas monsieur. Lors de notre premier séjour, on nous avait présenté tous les clubs destinés aux femmes d'expats mais bien évidemment aucun club d'hommes au foyer expatriés...
Bozo rentre à cinq heures, ce qui est la première très bonne nouvelle de la journée car jusqu'à l'ouverture du magasin, elle ne va faire que 40 heures (ce qui avouons-le est déjà pas mal, les 45 heures hebdomadaires étant réservé pour l'année prochaine) et ainsi elle rentre avant que le soleil ne se couche car ici passé 18 heures la nuit tombe en quelques minutes. La deuxième bonne nouvelle aurait très bien pu ne pas en être une car en fait pour que notre visa de un an soit valable, il faut ressortir du pays tous les 3 mois, mais c'est là que la nouvelle devient bonne, c'est Ikea qui va nous payer cette sortie de territoire. Ainsi les petits week-ends qu'on avait prévus dans les pays aux alentours vont nous être sponsorisés, Good! Ultime chouette info de la journée, Bozo va toucher une prime mensuelle de 2000 Baths pour son téléphone. On décide donc d'arroser ce flot de nouveautés par un verre de vin au restaurant de l'hôtel, puis deux, puis trois.


Jour 7
A la recherche de notre Home sweet Home
ça fait une semaine que nous avons posé le pied sur le sol Thaïlandais et c'est le jour qu'attend Bozo depuis des lustres (Hüsvik 89€ chez Ikea), on part à la recherche de notre appartement. 
Rendez-vous à 10 heures avec Rangie, comme elle est en retard (un classique ici), on en profite pour prendre un café, elle arrive enfin et se joint à nous. Le premier appartement qu'elle nous montre se situe dans la grande avenue qui croise Sukhumvit Road mais on écourte rapidement la visite lorsqu'on ouvre la fenêtre et que le bruit de la circulation envahit tout l'appartement. Le second appartement qu'elle nous présente va longtemps rester mon favori. L'extérieur semble un peu défraichi mais à l'intérieur, on se croirait dans un palace: le salon est aussi grand à lui seul que notre appartement de Porto. Il y a 3 chambres dont deux avec un dressing immense ainsi que 4 salles de bains, deux très grands balcons avec des vues originales (dont une sur un lac) et en plus des habituelles piscines et salles de sports, on trouve un terrain de tennis, un squash et un playground de basket mais Zo n'est pas emballée par la vétusté des équipements extérieur, de plus le prix est relativement cher. Je ne vais pas passer en revue l'ensemble des visites de la journée car au total nous allons voir 17 appartements dans 11 immeubles différents. Du plus kitchissime, (dorure du sol au plafond dans le hall d'entrée, ambiance palais au luxe stalinien, personnel ultra coincé tendance « balai avec implantation anal ») au plus improbable (appartement absolument immense avec vraiment très peu de meubles et 4 mètres de hauteur sous plafond comme dans cette chambre de 45 m2 avec un simple lit planté au milieu) en passant par la formule tout compris (Piscine, gym, salle de billard, Babyfoot, salle de yoga, garderie, salle de fêtes, tuk-tuk, bar, femme de ménage...). Le midi, nous déjeunons dans un resto italien à la cuisine asse fine, sous le regard des serveuses (8 en tout plantées à 2 mètres de nous, ce qui est assez... dérangeant) et c'est l'occasion de faire un peu plus connaissance avec Rangie. Elle a un profil particulier en contradiction avec la jeune fille classique Thaïlandaise. Elle est fille unique, a quitté de plusieurs années déjà le domicile familiale pour s'installer seule et à 25 ans, elle a monté sa propre agence immobilière. C'est en fait un concours de circonstance qui l'a poussé à se lancer ainsi: elle travaillait pour l'agence à laquelle Ikea avait fait appel afin de trouver des logements aux expats et allait reprendre ses études mais les gens pour qui elle a œuvré étaient tellement contents d'elle qui l'ont recommandés à leurs amis et aux nouveaux venus comme nous , force de quoi elle s'est lancé dans l'entrepreneuriat. Les visites de l'après midi reprennent de plus belle mais à chaque fois, il y a un détail (parfois gros) qui nous bloquent, que ce soit le bruit, la vue, la distance avec le métro combiné à l'absence de Tuk-Tuk, la clarté, les couleurs des murs combiné au mobilier... Aucun ne trouve grâce (totale) à nos yeux. Rangie doit nous trouver insupportables même si elle dit le contraire. La pauvre nous dit que nous ne sommes pas les pires mais nous savons que pour d'autres collègues de Bozo, il ne lui a fallut en moyenne que 5 visites pour trouver le bonheur. La journée s'achève et elle nous ramène à l'hôtel où Zo désespère un peu de ne pas avoir eu le coup de coeur ou tout du moins sans atteindre la perfection, un lieu qui comble nos envies. On s'endort en rêvant à l'appartement parfait qu'on espère voir demain et ainsi s'achève notre première semaine.

 

 



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