Jour 14 – Jeudi 11 Novembre
MahaNaga m'a tuer...
Ce soir on a convenu de se retrouver pour prendre un verre et diner avec Chloé et son ami qu'on ne connait pas encore. On s'est donné rendez-vous au Penalty un pub sur Sukhumvit road entre nos deux soi car elle est maintenant logée dans un petit hôtel soi 31. On arrive les premiers alors on s'installe à l'extérieur qui grâce à quelques arbustes ne paraît plus être directement sur l'avenue. Malgré son nom pareil à celui d'un « Café de la Gare », « Balto », « chez Nénésse » ou « Au bon coin », le penalty est un pub à la déco assez recherchée, tout en bois, sur deux étages et son nom vient du fait (comme 90% des bars) que les télés sont branchés les chaines de sport. Chloé et son ami arrivent peu de temps après nous. Il s'appelle Étienne et je ne sais pas pourquoi j'étais persuadé qu'il était américain mais en fait pas du tout. On boit une bière et l'on se met en quête d'un resto, j'en ai repéré quelques uns sur les sois tout proches. On hésite un peu italien ou Thaï. Il y a un thaï assez cher, le MahaNaga mais dont le « Bangkok Guide » dit le plus grand bien, proposant une cuisine fusion (moi en général quand y a fusion j'aime bien, dans la musique comme dans la bouffe... mais pas trop dans les volcans ni dans le nucléaire quand même) du coup, on se décide pour celui-là. Le cadre est superbe, on est vraiment dans la féérie, superbe jardin éclairé à la bougie, murs peints à la chaux et splendides couleurs, jusqu'aux toilettes, où nous sommes tous passés, autant pour voir le décor que par nécessité... On se commande un petit apéro, la carte des cocktails est fournie et l'on choisit nos plats. Sur la carte sont indiqués la puissance en épices, un ou deux piments. Les plats arrivent et à sa première bouchée, Etienne change de couleur, il devient tout rouge puis tout pâle. Il met quelques minutes à nous dire que son plat est trop épicé alors que sur la carte aucun piment n'était mentionné. On va tous y goûter à notre tour et effectivement, c'est extrêmement relevé pour ne pas dire plus. Le pauvre ne va pas pouvoir en reprendre une seule fourchette. Il va se refaire la cerise avec un dessert chocolaté (mais il reste toujours dans le potage, on peut même dire qu'il n'a plus du tout la Banane, et qu'il en faudra peu pour qu'il ne tombe pas dans les pommes, si je puis dire ainsi). Il ne va pas pouvoir tenir plus longtemps et va nous quitter pour rejoindre l'hôtel. On finit le repas et l'on raccompagne Chloé.
Mignon petit jardin...
Jour 15 – Vendredi 12 Novembre
Super Lit super Club Super Soirée
Ce matin Zo a rendez-vous pour son permis de travail au service des work-permit mais surprise celui-ci ne peut lui être délivré car il manque des papiers à fournir lui dit-on là-bas... affaire à suivre.
Du coup, on descend prendre un café le temps de laisser le ménage se faire dans la chambre.
L'après midi, on retourne visiter des appartements et l'on va commencer par celui qui trotte dans la tête de Bozo qui se trouve au Soi 27 car même si il n'a que deux chambres, le jardin qui l'entoure lui donne un atout considérable car qui dit jardin dit Barbecue-apéro-liberté pour Ramzy. Effectivement, il est plein de charme, assez calme et la résidence est mignonne comme tout. Ensuite on va en voir d'autres qui donne le luxe le plus insolent comme celui avec le jacuzzi personnel sur le balcon (mais du coup impossibilité d'y recevoir Niels) et à l'équipement des plus high tech (cuisine sur-équipée, home theater dernier cri!!!, finition de haute volée) et qui normalement n'est pas dans nos prix mais sur lequel une importante ristourne est proposé car un immeuble est en construction juste derrière (donc bruits de marteau piqueur, bétonnière et autre pendant 1 an 7 jours sur 7... Anne Sainclair si tu nous regarde). On en verra un autre dans lequel les finitions sont à peine finies(huhuhu finitions... finies, humour), ça sent encore la peinture fraiche et là aussi les prestations sont extraordinaires (la piscine à débordement sur le toit avec vue sur tout Bangkok vaut à elle seule le déplacement) mais il est situé à près d'un kilomètre du BTS Skytrain. Du coup suite à cette dernière visite, on se dit que notre choix est arrêté, on aura un jardin... On invite donc Rangie à prendre un verre avec nous pour lui faire part de notre décision de stopper là les visites car nous avons pris notre décision. On commande une bouteille de rouge (à plus de 25€ les 75 cl). Rangie à ceci d'appréciable qu'elle a la même passion que nous pour le vin et 75 autres centilitres plus tard, on trinque à la possible finalisation de l'affaire. On discute également avec elle de la possibilité que je lui vienne en aide dans son entreprise, sujet que nous avions déjà abordé rapidement et elle confirme qu'effectivement il y aurait possibilité de travailler ensemble, reste à définir comment et sous quelle forme, Il faudra donc en reparler plus tard.
Rangie et Zo qui arrosent le choix de l'appart
Ce soir, je vais retrouver Chloé et Etienne; Zo est trop fatiguée pour sortir et a préféré rester à l'hôtel, ça où le rouge du bar de l'hôtel, ou les deux. On s'est donné rendez-vous à la sortie de la passerelle des sois impairs au sois pairs, je suis un peu en avance alors j'allume une cigarette en faisant tout de même attention car sans dire qu'il est interdit de fumer dans la rue, c'est en tout cas assez mal vu (il y a juste à observer les rares thaï que l'on voit en griller une dans la rue qui se cachent un peu), donc si fumer n'est pas interdit, il est en tout cas prohibé de jeter ses mégots n'importe où. Hors depuis l'attentat du métro en 2008, pratiquement toutes les poubelles ont été retirées, ce qui donne lieu à un « Trafic » spécial mis en place par une certaine partie de la police municipale sur Sukhumvit et devant le MBK qui lorsqu'ils surprennent des pharengs à jeter leurs mégots par terre, leurs dressent une contravention d'environ mille baths. Si le fareng refuse, ils menacent de l'emmener au poste. J'ai lu plusieurs fois sur des blogs des infos sur ce genre de pratique dans lesquels, il est dit qu'il faut refuser de payer et effectivement demander à aller au poste, ce qui est confirmé par le site officiel de la police qui condamne ce genre de pratique. Toutefois comme on souhaite au possible éviter les rapports belliqueux avec les agents de la marée chaussée locale (même si vous lirez dans les épisodes suivants qu'on a pas pu y couper), Bozo a acheter un cendrier portable. Elle en a profité pour acheter une boite à cigarettes afin de ne plus supporter les images de boulettes de viandes intégrées sur la joue ou autre trou dans la trachée avec une cerise sur le dessus.
Dispositif Tabac By Bozo
Bref, à peine ma cigarette finie (et jeter mon mégot dans une poubelle), je vois mes collègues de nuit arriver sur le trottoir d'en face. On part dans un soi où il y a de nombreux bars et on choisit un petit sympa, dans lequel on boira deux petites tournées de « Chang », sans aucun problème de prononciation ici... On arrose le fait que Chloé qui est restée sur Bangkok pour affaire a peut être trouvé des contacts porteurs, ça s'arrose (bon si n'avait pas été le cas on aurait surement trouvé une autre occasion à laquelle trinquer). Etienne nous dit qu'il est chaud bouillant pour trouver un endroit pour mixer et qu'au cas où il a quelques cds bien trance dans sa valise...
En sortant de ce bar, on se rend dans un petit club se trouvant du soi sur le mur duquel une affiche annonce qu'il y a tous les soirs un girls rock band qui joue live mais on arrive trop tard, il est déjà 1h30 et les filles jouent de 22h30 à 00h30. A la place on a le droit à une gogo-danseuse sur le bar, la tête dans la baffle qui en mini short remue du popotin (et ce à peine en rythme). Dans le club, comme dans beaucoup d'endroits, il y a des jeunes filles qui sont là pour pousser à la consommation les touristes présents. Je comprends pas trop ce concept, moi j'ai besoin de personne pour m'inciter à boire mais bon. Elles sont toutes habillés dans des tenues qu'on croirait sorti de Star Trek: Pantalon blanc et tunique, chacune avec sa couleur. Si elles sont là pour faire boire, elles n'hésitent elles aussi pas à lever le coude mais comme le dit Chloé, en général elles ne tiennent pas l'alcool et on en a la preuve immédiate, une des Star Trekiènne se vautre et ses copines viennent la relever avant de l'emmener au vestiaire. Peu de temps après cet incident, la musique se coupe, il est deux heures et c'est l'heure de fermeture des bars et premiers clubs. Alors qu'on se rapproche de la sortie, une femme qui semble être la patronne (ou la chef des filles de Star Trek?) nous dit que si on veut, on peut aller en « disco », que les taxi devant nous emmènerons gratuitement... Merci mais non merci, déjà on est pas sur que le taxi nous demandera pas des sous en arrivant, après on sait pas du tout où se trouve la disco (ni si on va devoir payer 300 baths à l'entrée plus 300 baths de taxi pour revenir) et en plus si la disco est toute pourrie... donc merci mais non merci. À la place on se dit qu'on va aller faire un tour soi 11, là où sont tous les clubs les plus « select » de Bangkok (Q-Bar, Bed Superclub, Nest...). Etienne est bien meilleure forme que la veille, il a le feu sacré ce soir. Finalement on arrive devant le Bed Superclub qui de l'extérieur ressemble à un gros tube blanc sur pilotis qui ne dépareillerait à l'aéroport Charles De Gaulle. Architecture d'autant plus remarquable qu'autour l'espace est dégagé... enfin remarquable, pas tant que ça parce si Chloé ne m'avait dit que c'était bien là, je serais passé devant sans y aller. On se rend à l'entrée pour y chopper la programmation, les physionomistes sont sympas et Chloé entame la conversation avec eux. La soirée est à 600 Baths et visiblement ce sont des djs résidents. A un moment Chloé nous fait signe et nous dit qu'on peut rentrer. Cool! La soirée étant presque finie, les videurs nous ont fait ce petit cadeau. L'intérieur est ultra design, tout est blanc. Des grands lits sont disposés de chaque coté de la grande salle, car le club est divisé en deux parties (une petite salle, au sous sol de laquelle sont les toilettes et une grande salle qui accueille les djs de renommés internationales). Même si on est arrivé peu avant la fermeture, on se l'est bien donné et on en a bien profité et même les lumières qui se sont rallumés bien quinze minutes avant l'arrêt de la musique ne nous ont pas empêchés d'en profiter jusqu'à la dernière seconde. Et comme en plus on a pas payé l'entrée...A la sortie des taxis nous disent « disco! Disco! » oui merci mais non merci tout ça, tout ça... Retour à nos hôtels, ça suffira pour ce soir.
Jour 16 – Samedi 13 Novembre
Du choux et des capotes acte II
En ce samedi, on a rien fait de la journée. On a végété devant TV5 Monde et autres délicieux feuilletons thaïs, mais arrivé le soir on se prépare car on retourne au Gabbage & Condoms avec Chloé et Étienne. Depuis notre premier passage dans ce resto, je rêve de goûter cette entrée de poulet en forme et à la couleur de violette et je vais pas être déçu. C'est fin, bleu et « goûtu ». Je le conseille à tous, si un jour vous êtes de passage par là. J'ai voulu représenter mon pote Hookensteinberg et à mon tour j'ai commandé le poulet entier avec ses deux petites sauces qui arrachent le palet, un régal pour 5€. Cette fois le service a été plus long et nous sommes quasiment sortis les derniers. Ensuite nous sommes allés au Zanzibar, nous étions passé devant ce bar avec son charmant jardin le samedi précédent mais personne n'ayant réussi à se décider, on avait finalement échoué dans le fameux soi Nana (épisode 3). Avec Étienne, on a commandé des mojitos qui tenaient plutôt bien la route, Chloé a tenté un cocktail expérimental à base de Rhum qui envoyé du gros boulet et Zo (malgré la chaleur) a opté pour un Irish Coffee qui était tout à fait respectable. On a pas poussé plus loin et épuisé par notre journée, nous sommes rentrés à nos hôtels.
Poulet bleu... et autre poulet...
Jour 17 – Dimanche 14 Novembre
Gromanche!
Ce matin, on ne se lève pas tard mais on se lève de bonne humeur car à 11 heures, nous avons rendez-vous avec Rangie pour signer le pré-contrat de location de notre appartement. Elle porte des lunettes de soleil, elle est visiblement sortie hier soir et son réveil a du être assez dur. Zo signe quelques papiers, puis on prend congé de Rangie pour aller faire quelques courses au Gourmet. Voilà c'est tout ce qu'on aura fait de notre dimanche car chez nous aussi, le dimanche on fait rien comme des gros manches.
Ramzy le dimanche fait rien comme un gromanche
Jour 18 – Lundi 15 Novembre
R.A.S.
Aujourd'hui il ne s'est rien passé qui mérite d'être mentionné dans ce blog...
L'occasion de faire un erratum. Dans l'épisode 1, j'avais évoqué le travail de bénévoles qui ramassaient les corps sur la route la nuit et j'avais cité le chiffre de 300 corps par nuit à Bangkok, alors qu'il s'agit de 300 corps par mois dans toute la Thaïlande... c'est déjà mieux même si c'est pas non plus un chiffre super rassurant.
Autre précision, j'avais dit que je n'avais pas retenu le nom du gars des ressources humaines qui nous avait accompagné faire les photos du work permit et pour cause, il s'appelle Pa. Je demande à Bozo:
« - comment vous faites du coup pour l'appeler, si il s'appelle Pa...?! Vous le sifflez? »
«- mais non il s'appelle Pa »
« - Du coup, vous lui parlez jamais? »
« - Ben si, on lui parle à Pa »
« - Tu fais une faute de conjugaison, faut dire on lui parlait pas ou on lui parle pas... »
« - T'es lourd! »
« - Oui ben je fais ce que je peux, je fais de la muscu, mais je vois pas le rapport. »
« - Son nom c'est Pa »
« - C'est pas quoi? »
« -Quoi? »
« - T'as pas fini ta phrase, tu dis c'est pas, c'est pas quoi? »
« - Bon toi tu t'appelles Squalito Willy Odin et lui ben il s'appelle Pa »
J'ai pas insisté mais je comprends pas...(François Pignon si tu nous regarde)
Jour 19 – Mardi 16 Novembre
Better Work, Better life
Ce matin, pendant le temps que la femme de ménage refaisait la chambre, j'ai passé une bonne heure à suer dans la salle de sport sous les encouragements réguliers de Ramzy. Enfin j'ai pensé que ses miaulements étaient une façon de m'accompagner pendant mes efforts mais en faite il n'était peut-être qu'en train de se plaindre d'être enfermé dans sa cage... en tout cas, ça porte ses fruits, quand je me regarde dans la glace, je vois un corps de champion de curling... ou pas. Z'ont du ventre les champions de curling?
Dans l'après midi, j'ai préparé une petite sélection pour Zo (qui aime bien rire le soir après le boulot) d'épisodes du « Coeur à ses raisons », mythique série québécoise et ça tombe plutôt bien parce qu'aujourd'hui, elle a appris que finalement elle ne travaillera pas pour Ikano mais pour Adecco... Zo est la onzième expatriée à être rentrée chez Ikano et joie du protectionnisme de l'emploi thaï, pour avoir plus de dix travailleurs étrangers dans la société, il faut au choix, plus de cent salariés (ils sont à peine une quarantaine pour le moment) ou une « preuve » d'un chiffre d'affaire supérieur à X $, ce qui n'est pas le cas puisque la société vient d'arriver et n'a donc aucun chiffre d'affaire réalisé. Cela ne va durer qu'un an car dès l'année prochaine, elle rentrera dans les rangs d'Ikano. La responsable des ressources humaines lui dit qu'il y a une bonne chose dans cette mauvaise nouvelle, c'est qu'il ne faudra pas ressortir tous les 3 mois pour relancer le visa... Nous on trouve pas que ce soit une bonne nouvelle, on était ravi d'avoir nos petits billets d'avion payés tous les 3 mois pour aller faire un tour à Singapour ou en Malaysie. Enfin pas de quoi se formaliser non plus, après tout on est en Thaïlande...