Cet épisode est écrit plus de deux mois après les faits. Certains détails pourraient donc ne pas être entièrement exacts et il peut y avoir quelques omissions (ou oublis volontaires?), veuillez par avance m'en excuser. La prochaine fois, je prendrais des notes... ou pas.
Dim 16 jan – le soir : Voyage au bout de la nuit
Ils sont là, ils sont arrivés, Damien 666 et Tony Mickael sont dans la place après un périple de plus de 32 heures, ils sont partis de Bordeaux à 6h du matin le samedi et après une longue escale à Doha (l'exploratrice?), ils arrivent aux environs de 20h, heure locale. Les derniers mètres avant leur entrée dans la maison des Odins ne furent pas si simple; TM ayant noté que notre appart est le n°108 au rez de chaussée. Nous sommes le seul logement au rez de chaussée mais au n°102. Les gardiens sont donc dans l'incompréhension (et l'interrogation) la plus totale et heureusement que les bruits de conversation à travers la porte m'ont intrigués car ils allaient s'engouffrer dans l'ascenseur direction le 108. J'imagine la surprise des japonais chez qui ils auraient sonnés...
« -Ben alors on est perdus?! C'est par ici les gars!
- Ah Odin!».
Le temps de se dire bonjour, de poser leurs affaires et de faire un rapide tour du propriétaire et la première bouteille de Chang est ouverte. Depuis que Tony m'en parle par le net, enfin il va pouvoir s'en humecter le gosier. C'est drôle de les voir là; c'est le premier voyage du Démon hors d'Europe et sa première impression est bonne, enfin il trouve que la bière est bonne mais c'est pareil. Pour Tony, c'est son second voyage ici. Ils nous montrent la photo de l'intérieur du taxi qui les a emmené depuis l'aéroport avec le petit pictogramme collé sur le tableau de bord « interdit de péter ». Vraiment les taxis Thaïs c'est pas les derniers pour la déconne, volontairement ou non. Le démon non plus, c'est pas le dernier, rien que la monnaie l'inspire et ils nous gratifie de sa première vanne du séjour et demande si « les banquiers ici, c'est des Baths-man? ».
On a peine le temps de siffler la troisième bouteille de Chang qu'on frappe à la porte, c'est le livreur qui amène le dîner; ça à le don de bluffer nos amis que le repas arrivent comme ça directement quelques minutes après leur arrivée et avec Zo on aime bien ça. On leur a demandé de nous ramener une bouteille de vin et une de Porto car croyez le ou non comme des gros cakes que nous sommes, on est arrivé du Portugal sans en emmener une... Par contre, faut pas compter boire la bouteille qu'ils nous ont ramenés, non pas parce qu'elle vient de voyager, ça je pourrais m'en accommoder, non mais vu le prix du bon vin ici, on compte bien se la garder pour nous seuls (enfin c'est ce que je crois à ce moment là de leur séjour), oui c'est mesquin mais vous si avez déjà goûter le vin thaï vous comprennez mieux pourquoi. Du coup, je débouche un vin chilien pour accompagner notre repas. On a commandé des tacos et autres au resto Cajun « Bourbon Street » car on s'est dit qu'ils auront bien le temps de goûter la cuisine locale et puis qu'on avait envie de Tacos. On parle un peu du programme de leur séjour, de notre installation, du travail de Zo. Le repas se termine, les garçons sont motivés pour aller voir à quoi ressemble la nuit « Bangkokienne ». Zo qui recommence une dure semaine nous souhaite une bonne soirée et va se coucher, on se prépare et let's go. Je dis aux gardiens que mes amis veulent faire un petit tour et qu'on devrait pas rentrer tard... Sur le trajet on fait une petite pause au family Mart faire le plein de cigarettes. Premier contact du Démon avec la langue Thaï, enfin avec l'anglais thaï (qui peut s'apparenter à une langue étrangère). Le programme de notre virée n'est pas très bien défini mais je veux leur montrer le meilleur club de Bangkok, le Bed Superclub, du coup direction le Soi 11. En trajet alors que je leur explique qu'il est mal vu de fumer dans les rues et interdit de jeter son mégot par terre, le démon est pris d'une vilaine envie d'aller faire de la place pour les prochaines Chang. Du coup nous faisons une halte au Zanzibar à l'entrée du Soi 11. Le temps de boire une petite bière et de vidanger les précédentes et nous reprenons notre chemin, mais avec Tony nous sortons par un autre endroit que celui par lequel nous étions rentrés dans le jardin du Zanzibar. On fait 5 mètres dans la rue et alors qu'on se retourne, plus de Damien... Comment a t'on pu le perdre sur une si courte distance? En regardant au loin, on le voit sur le trottoir regardant dans toutes les directions l'air perdu... Je repars donc le chercher. On reprends notre chemin et on passe devant le Bed. En fait Tony l'avait déjà vu. C'est une constante de ce séjour, TM va revoir les mêmes choses qu'il avait déjà vu leur de son 1er passage ici avec sa bien aimée, la trépidante Caro (Je sais pas trop bien pourquoi je dis trépidante mais fallait bien mettre un adjectif, j'aurais pu dire la jolie Caro, ce qu'aurait validé Tonton João, ceux qui étaient à notre mariage auront souvenir de ce passage). Mais peut importe, ils concèdent tous les deux que l'architecture du club en met plein la vue. On continue notre trajet jusqu'au Nest, bar réputé sur le toit d'un hôtel au bout du Soi en face du Q-Bar (le fameux bar qui sert 45% d'alcool en plus). La vue sur cette partie de la ville est des plus jolies et la décoration de ce bar à ciel ouvert invite à la relaxation, la musique oscille entre l'easy listening et le gentiment dansant. (A partir de ce jour, ça va devenir mon endroit favori pour aller prendre un verre dans le calme). Deux petites tournées de bières plus tard, les garçons décident qu'il est temps de basculer dans l'autre versant de la nuit de Bangkok. Cliché touristique ou pas mais (et c'est bien dommage) ce qui fait la renommé du pays dans le monde entier, ce n'est pas ces clubs hypes mais bel et bien les bars à « filles ». So let's go pour la face B de Bkk, let's go to the Soi 4, le mythique Soi Nana (le bien nommé). On choppe un Tuk-tuk; ça plait énormément au démon. C'est vrai que j'ai oublié à quel point moi aussi j'avais trouvé ça fun la première fois où je suis monté dans un de ces engins dix ans plus tôt. Cette position semi-assisse, semi couchée qu'on doit adopter, la façon dont ça bascule dans les virages serrés, le vent dans le visage, les couleurs des néons qui défilent sur les cotés, le bruit du moteur que couvre parfois la musique, la façon systématique dont le chauffeur tente de nous arnaquer avec un prix exorbitant (bon ça même 10 ans plus tard, ça me souffle toujours autant). Le trajet est finalement très court mais assez long pour tirer quelques photos...
On arrive au soi Nana, l'effervescence habituelle y règne, ça grouille de monde, de rabatteurs, des touristes en short et sandalettes et de Lady Boys habillés comme des sapins de noël. Le soi Nana (et encore plus la petite place à son entrée) brille de milles feux. A l'entrée de la place Damien bouscule un enfant et pour s'excuser, il lui caresse la tête comme on le ferait en Europe, sauf qu'on a pas eu le temps de lui dire que ici ça ne se fait absolument pas. La tête étant le réceptacle de l'âme, il ne faut au grand jamais poser la main dessus. La réaction du bambin est immédiate : un coup de pied dans les chevilles du Démon... Ne connaissant pas sur le bout des doigts (et sur aucun bout d'ailleurs) les lieux, je décide de retourner là où nous étions entrés avec la troupe de Molinchart, à savoir le petit bar à tourniquet (ou tourne broche c'est selon) au bout de la place. On rentre donc, habituels passage de la main au panier des serveurs(euses) entre la porte et la place où l'on s'installe (tout près de là où on s'était installés la fois dernière). On commande 3 bières et l'on se livre donc au petit jeu habituel: sur chaque fournée de danseuses qui se présentent sur le plateau, combien sont réellement de sexe féminin (ce qui ne veux pas dire qu'elles ont un sexe féminin mais qu'elles sont nés avec un sexe féminin, nuance importante). Je n'ai pas bien vu comment cela s'est passé exactement mais visiblement notre 666 a répondu au petit « coucou » de la main d'une danseuse par une petite salutation identique et quand le tour se termine, la danseuse se pointe donc à notre place, suscitant l'interrogation chez Damien. Il me dit qu'il lui a juste fait un petit signe de la main, je lui dit qu'ici c'est suffisant pour être une invitation à se joindre à nous. Afin d'éviter toute méprise quand à son innocence dans le fait d'avoir lancer l'invitation (et sa candeur pourrait-on dire dans le cas présent...), la danseuse face à nous ne peut souffrir d'aucun doute sur sa masculinité, c'est la moins bien réussie de toute la boite, poussant le « vice » jusqu'à arborer un épais duvet de moustache... donc pas de doute, Damdam n'a pas souhaité nous offrir la compagnie de la jeune fhomme, car comme il le dira par la suite quitte a payer un verre à un ladyboy autant le faire à un qui ressemble un temps soit peu à une vraie femme, ne serait-ce que pour la féliciter du travail de la métamorphose effectué. Effectivement je dis « offrir » car là, elle réclame son « coup »... à boire (sur lequel elle est commissionnée). On dit à notre jeune ami, ok mais juste une bière. Bien évidemment, c'est un cocktail qui est commandé et notre lady-boy-boy s'installe donc à nos cotés. Damien ignorant totalement son invité (quel goujaterie), j'en profite pour le questionner. C'est pas tous les jours qu'on a un Ladyboy sous la main (enfin pour certains touristes si et pas que sous la main...humhumhum) mais donc je l'interroge sur les raisons qu'ils l'ont poussés à changer de sexe, enfin à se travestir ainsi (car son sexe est toujours bel et bien présent, il va nous l'exhiber et plutôt deux fois qu'une, des fois qu'on est encore des doutes ou parce que ça fait parti du contrat, ça je lui ai pas demandé...). Il me répond que la raison principale, c'est l'argent et la non-envie de travailler; qu'il espère gagner assez d'argent pour un jour finir sa transformation mais que l'opération est hors de prix (en tout cas pour lui et même opéré il ressemblera jamais totalement à une fille). Il me dira aussi qu'il n'avait pas envie de se retrouver à travailler sur les chantiers à manier la truelle et qu'il préférait encore se prostituer, que ça lui semblait moins fatiguant. Pendant que je le questionne ses collègues nous font des signes assez simple à interpréter et qui ne peuvent souffrir d'aucune équivoque et donc on a apprit (sans le demander) que la fellation c'est 300 baths (env 7€75) et l'anu le double... Je lui ai demandé si il aimait ce qu'il fait et sa réponse fut de simplement dire qu'il aimait la vie de la nuit. Je voulais savoir aussi où il s'était fait tatouer le magnifique dragon qui lui couvrait tout le dos. Hélas ce n'était pas à Bkk mais a Chiang Maï enfin je lui ai demandé et cela va décevoir certainement nos amis de la troupe molinchardaise combien de vraies filles il y a dans cette boite... (et là je revois mes amis molinchardais dirent que « si la 3, c'est une vraie fille c'est sur.... », que « obligé la 12 c'est un mec par contre la 19 c'est une meuf, t'as vu les hanches... » ) réponse sans appel, y en avait normalement une mais elle est en arrêt-maladie parce qu'elle s'est cassé un doigt.... Au final, je lui demande confirmation qu'en fait au Soi Nana y a que des katoïs, il me dit que non, que normalement dans le bar d'à coté, y a deux vraies filles. Vérité ou simple connivence avec le bar d'à coté qui appartiendrait au même patron, je suis incapable de le dire, toutefois comme on s'approche de l'heure de fermeture, on va rapidement boire une bière à coté. Vous vous demandez sans doute pourquoi je tiens un compte si précis de ce que nous avons bu dans la soirée mais rassurez-vous ça aura son importance dans le déroulement de celle-ci huhuhu... Donc nous voici dans le club voisin qui est il faut bien l'avouer, moins fun que le précédent. Ici pas de tourniquet juste une longue scène centrale où se succèdent d'autres danseuses aux poses tout aussi lascives et au bikini imitation peau de vache noir et blanc pour la première fournée et tout noir pour la seconde.
On ne reste que dix petites minutes puis l'on se dirige vers la discothèque du Nana hôtel, là où lors de notre premier passage on avait vu un groupe de reprises extrêmement impressionnant (cf épisode 3). Ce soir pas de groupe (ou alors on arrive trop tard) mais un bon electro assez dansant. Sentant que la nuit est encore jeune et que l'on ne rentre pas tout de suite, on prend qui une petite vodka red-bull, qui est en fait un wiskey Coca, histoire de reprendre un peu de force et de trinquer une nouvelle fois à nos retrouvailles. Chose assez amusante pour être relevée, il y a dans les toilettes « hommes » une équipe de masseurs qui profite de votre pause pipi pour vous masser le cou (jusque là pourquoi pas) et vous étirer la colonne vertébrale. La chose étant bien pensée puisque leur équipe est complétée par un homme à serpillère qui éponge au fur et à mesure les gouttes que vous ne manquez pas d'envoyer hors de la cible. Damien va en faire l'étrange expérience. L'ambiance est conviviale, une jeune thaï qui sort de je ne sais où nous offre un verre et là c'est ça la classe (au début, je suis méfiant, y a souvent contre-partie à un moment ou un autre mais visiblement pas là). Là où tant de touristes doivent payer des verres aux autochtones, nous on se fait inviter. L'effet classe internationale Tony Mickael sans aucun doute... il est 4 heures et la discothèque va fermer. Notre jeune amie thaï, (à moins que ce soit une autre mais je suis pas encore très physionomiste niveau reconnaissance des visages asiatiques, surtout à 4 heures du matin), nous dit que si on lui paye le taxi, elle nous emmène dans une autre discothèque et qu'elle nous fera entrer sans payer; c'est peut être là que va intervenir la contre-partie me dis-je mais on se laisse convaincre. Le trajet me semble long (alors qu'en fait je m'apercevrais au retour que pas du tout) et j'ai l'impression qu'on sort presque de Bangkok (et je m'apercevrais aussi au retour qu'absolument pas, on se rapproche même de notre Soi). La discothèque est cachée dans une petite courette et rien n'indique qu'il y a un lieu de nuit ici, sinon le nombre de noctambules qui nous précèdent et nous suivent. On rentre, finalement on doit payer chacun 100 bahts mais oh surprise, on nous dirige vers une table et quelques secondes après nous arrive une bouteille de ce qu'on croit être de la Vodka accompagnée de canettes de Red-bull et autres jus de fruits... A l'heure où j'écris ces lignes, je ne sais toujours pas comment tout ceci s'est goupillé et comment pour 300 bahts on s'est retrouvé en possession d'un tel trophée : Erreur du serveur, coup monté, gracieuseté de la maison en reconnaissance d'avoir en leur sein les Batman et Robin du graphisme international, coup de foudre pour l'un d'entre nous de la part d'une riche héritière de la famille Singha, schizophrénie de l'un de nous qui a payé sans s'en rendre compte ou comme Tony l'évoquera plus tard, gentillesse de la fille qui nous a montré le chemin et lui aurait dérobé 3000 bahts? C'est cette hypothèse qu'on privilégiera longtemps avant que TM ne retrouve la somme plusieurs jours plus tard dans un de ses sacs, mais était-ce bien la même somme? Etait-ce bien les même bahts? (Toujours est-il qu'il va nous falloir un moment pour se rendre compte qu'on ne buvait pas ce qu'on croyait boire, puisque c'est seulement quand les lumières vont se rallumer qu'on va se rendre que notre whiskey était en fait de la vodka) (je rassure nos mères qui s'inquièteraient pour nos foies, on ne viendra pas à bout de la bouteille et celle-ci doit toujours nous attendre dans un frigo du club avec l'un de nos noms écrits dessus... ou pas). (ps: Aujourd'hui je sais le pourquoi du comment mais ça fera l'objet d'un hors série spécial sur les pratiques des clubs et des taxis). Sinon le club est décoré sans fioriture aucune, rectangulaire, avec des pilonnes tous les dix mètres et des jeux de lumières pareils à ceux qui ornaient le salon de mes parents lorsque ceux-ci faisaient des soirées avec leurs amis dans les années 80 mais avec la particularité de n'être quasiment rempli que de Thaïs. On nous dit à un moment que si on veut après la fermeture, on peut rester et passer dans la salle du dessus qui accueille l'after de l'after hours (à savoir de 6h30 à 14h30 environ...) mais on ne va pas tenir jusque là... Non pas que ce soit le coup de téléphone de Zo à 5h45 qui ne dort plus et qui me demande ce que je fous encore dehors à pas encore être rentré à cette heure avancée du jour (ou de la nuit), bien que cela précipite mon désir de la rejoindre et lui confirme qu'on ne va plus tarder, mais ce qui précipite d'autant plus notre retour c'est le black out de l'ami Tony Mickael qui va être victime d'une grosse fatigue passagère et qui va s'affaler d'un trait, passant de la position debout les bras en l'air à la position allongée en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire. On va donc l'allonger (encore plus, si tenté que ce soit possible) dans l'entrée du club sous le regard amusés des videurs puis de l'ensemble des fêtards qui quittent les lieux. La suite est un enchaînement de « arghhh!!! », « vas-y prend le par les bras », « ooohhrhuil », « attends il glisse là, choppe le par la ceinture... » jusqu'au taxi auprès duquel je devrais me porter garant de sa « non évacuation » et pour être bien sur on lui accroche un sac plastique derrière les oreilles. Bref un retour qui restera dans les « annales » comme étant un beau moment d'amitié viril comme seul le jet-lag combiné à plus de 48 heures sans sommeil et quelques hectolitres d'alcool peuvent en offrir. En tout cas, ce retour va m'assurer la sympathie éternelle des gardiens de nuit de ma résidence. Les mêmes qui nous ont vu partir quelques heures plus tôt sur 6 jambes (alors que je leur avais dit qu'on ne sera pas long) et qui nous voit revenir sur 4 jambes alors que le jour va bientôt se lever (ça les changent de mes biens calmes voisins nippons). Voilà c'est ainsi que s'achève la première nuit des bordelais à Bangkok alors que Zo commence sa journée... la barre a été mise très haute pour un premier soir.
On a peine le temps de siffler la troisième bouteille de Chang qu'on frappe à la porte, c'est le livreur qui amène le dîner; ça à le don de bluffer nos amis que le repas arrivent comme ça directement quelques minutes après leur arrivée et avec Zo on aime bien ça. On leur a demandé de nous ramener une bouteille de vin et une de Porto car croyez le ou non comme des gros cakes que nous sommes, on est arrivé du Portugal sans en emmener une... Par contre, faut pas compter boire la bouteille qu'ils nous ont ramenés, non pas parce qu'elle vient de voyager, ça je pourrais m'en accommoder, non mais vu le prix du bon vin ici, on compte bien se la garder pour nous seuls (enfin c'est ce que je crois à ce moment là de leur séjour), oui c'est mesquin mais vous si avez déjà goûter le vin thaï vous comprennez mieux pourquoi. Du coup, je débouche un vin chilien pour accompagner notre repas. On a commandé des tacos et autres au resto Cajun « Bourbon Street » car on s'est dit qu'ils auront bien le temps de goûter la cuisine locale et puis qu'on avait envie de Tacos. On parle un peu du programme de leur séjour, de notre installation, du travail de Zo. Le repas se termine, les garçons sont motivés pour aller voir à quoi ressemble la nuit « Bangkokienne ». Zo qui recommence une dure semaine nous souhaite une bonne soirée et va se coucher, on se prépare et let's go. Je dis aux gardiens que mes amis veulent faire un petit tour et qu'on devrait pas rentrer tard... Sur le trajet on fait une petite pause au family Mart faire le plein de cigarettes. Premier contact du Démon avec la langue Thaï, enfin avec l'anglais thaï (qui peut s'apparenter à une langue étrangère). Le programme de notre virée n'est pas très bien défini mais je veux leur montrer le meilleur club de Bangkok, le Bed Superclub, du coup direction le Soi 11. En trajet alors que je leur explique qu'il est mal vu de fumer dans les rues et interdit de jeter son mégot par terre, le démon est pris d'une vilaine envie d'aller faire de la place pour les prochaines Chang. Du coup nous faisons une halte au Zanzibar à l'entrée du Soi 11. Le temps de boire une petite bière et de vidanger les précédentes et nous reprenons notre chemin, mais avec Tony nous sortons par un autre endroit que celui par lequel nous étions rentrés dans le jardin du Zanzibar. On fait 5 mètres dans la rue et alors qu'on se retourne, plus de Damien... Comment a t'on pu le perdre sur une si courte distance? En regardant au loin, on le voit sur le trottoir regardant dans toutes les directions l'air perdu... Je repars donc le chercher. On reprends notre chemin et on passe devant le Bed. En fait Tony l'avait déjà vu. C'est une constante de ce séjour, TM va revoir les mêmes choses qu'il avait déjà vu leur de son 1er passage ici avec sa bien aimée, la trépidante Caro (Je sais pas trop bien pourquoi je dis trépidante mais fallait bien mettre un adjectif, j'aurais pu dire la jolie Caro, ce qu'aurait validé Tonton João, ceux qui étaient à notre mariage auront souvenir de ce passage). Mais peut importe, ils concèdent tous les deux que l'architecture du club en met plein la vue. On continue notre trajet jusqu'au Nest, bar réputé sur le toit d'un hôtel au bout du Soi en face du Q-Bar (le fameux bar qui sert 45% d'alcool en plus). La vue sur cette partie de la ville est des plus jolies et la décoration de ce bar à ciel ouvert invite à la relaxation, la musique oscille entre l'easy listening et le gentiment dansant. (A partir de ce jour, ça va devenir mon endroit favori pour aller prendre un verre dans le calme). Deux petites tournées de bières plus tard, les garçons décident qu'il est temps de basculer dans l'autre versant de la nuit de Bangkok. Cliché touristique ou pas mais (et c'est bien dommage) ce qui fait la renommé du pays dans le monde entier, ce n'est pas ces clubs hypes mais bel et bien les bars à « filles ». So let's go pour la face B de Bkk, let's go to the Soi 4, le mythique Soi Nana (le bien nommé). On choppe un Tuk-tuk; ça plait énormément au démon. C'est vrai que j'ai oublié à quel point moi aussi j'avais trouvé ça fun la première fois où je suis monté dans un de ces engins dix ans plus tôt. Cette position semi-assisse, semi couchée qu'on doit adopter, la façon dont ça bascule dans les virages serrés, le vent dans le visage, les couleurs des néons qui défilent sur les cotés, le bruit du moteur que couvre parfois la musique, la façon systématique dont le chauffeur tente de nous arnaquer avec un prix exorbitant (bon ça même 10 ans plus tard, ça me souffle toujours autant). Le trajet est finalement très court mais assez long pour tirer quelques photos...
On arrive au soi Nana, l'effervescence habituelle y règne, ça grouille de monde, de rabatteurs, des touristes en short et sandalettes et de Lady Boys habillés comme des sapins de noël. Le soi Nana (et encore plus la petite place à son entrée) brille de milles feux. A l'entrée de la place Damien bouscule un enfant et pour s'excuser, il lui caresse la tête comme on le ferait en Europe, sauf qu'on a pas eu le temps de lui dire que ici ça ne se fait absolument pas. La tête étant le réceptacle de l'âme, il ne faut au grand jamais poser la main dessus. La réaction du bambin est immédiate : un coup de pied dans les chevilles du Démon... Ne connaissant pas sur le bout des doigts (et sur aucun bout d'ailleurs) les lieux, je décide de retourner là où nous étions entrés avec la troupe de Molinchart, à savoir le petit bar à tourniquet (ou tourne broche c'est selon) au bout de la place. On rentre donc, habituels passage de la main au panier des serveurs(euses) entre la porte et la place où l'on s'installe (tout près de là où on s'était installés la fois dernière). On commande 3 bières et l'on se livre donc au petit jeu habituel: sur chaque fournée de danseuses qui se présentent sur le plateau, combien sont réellement de sexe féminin (ce qui ne veux pas dire qu'elles ont un sexe féminin mais qu'elles sont nés avec un sexe féminin, nuance importante). Je n'ai pas bien vu comment cela s'est passé exactement mais visiblement notre 666 a répondu au petit « coucou » de la main d'une danseuse par une petite salutation identique et quand le tour se termine, la danseuse se pointe donc à notre place, suscitant l'interrogation chez Damien. Il me dit qu'il lui a juste fait un petit signe de la main, je lui dit qu'ici c'est suffisant pour être une invitation à se joindre à nous. Afin d'éviter toute méprise quand à son innocence dans le fait d'avoir lancer l'invitation (et sa candeur pourrait-on dire dans le cas présent...), la danseuse face à nous ne peut souffrir d'aucun doute sur sa masculinité, c'est la moins bien réussie de toute la boite, poussant le « vice » jusqu'à arborer un épais duvet de moustache... donc pas de doute, Damdam n'a pas souhaité nous offrir la compagnie de la jeune fhomme, car comme il le dira par la suite quitte a payer un verre à un ladyboy autant le faire à un qui ressemble un temps soit peu à une vraie femme, ne serait-ce que pour la féliciter du travail de la métamorphose effectué. Effectivement je dis « offrir » car là, elle réclame son « coup »... à boire (sur lequel elle est commissionnée). On dit à notre jeune ami, ok mais juste une bière. Bien évidemment, c'est un cocktail qui est commandé et notre lady-boy-boy s'installe donc à nos cotés. Damien ignorant totalement son invité (quel goujaterie), j'en profite pour le questionner. C'est pas tous les jours qu'on a un Ladyboy sous la main (enfin pour certains touristes si et pas que sous la main...humhumhum) mais donc je l'interroge sur les raisons qu'ils l'ont poussés à changer de sexe, enfin à se travestir ainsi (car son sexe est toujours bel et bien présent, il va nous l'exhiber et plutôt deux fois qu'une, des fois qu'on est encore des doutes ou parce que ça fait parti du contrat, ça je lui ai pas demandé...). Il me répond que la raison principale, c'est l'argent et la non-envie de travailler; qu'il espère gagner assez d'argent pour un jour finir sa transformation mais que l'opération est hors de prix (en tout cas pour lui et même opéré il ressemblera jamais totalement à une fille). Il me dira aussi qu'il n'avait pas envie de se retrouver à travailler sur les chantiers à manier la truelle et qu'il préférait encore se prostituer, que ça lui semblait moins fatiguant. Pendant que je le questionne ses collègues nous font des signes assez simple à interpréter et qui ne peuvent souffrir d'aucune équivoque et donc on a apprit (sans le demander) que la fellation c'est 300 baths (env 7€75) et l'anu le double... Je lui ai demandé si il aimait ce qu'il fait et sa réponse fut de simplement dire qu'il aimait la vie de la nuit. Je voulais savoir aussi où il s'était fait tatouer le magnifique dragon qui lui couvrait tout le dos. Hélas ce n'était pas à Bkk mais a Chiang Maï enfin je lui ai demandé et cela va décevoir certainement nos amis de la troupe molinchardaise combien de vraies filles il y a dans cette boite... (et là je revois mes amis molinchardais dirent que « si la 3, c'est une vraie fille c'est sur.... », que « obligé la 12 c'est un mec par contre la 19 c'est une meuf, t'as vu les hanches... » ) réponse sans appel, y en avait normalement une mais elle est en arrêt-maladie parce qu'elle s'est cassé un doigt.... Au final, je lui demande confirmation qu'en fait au Soi Nana y a que des katoïs, il me dit que non, que normalement dans le bar d'à coté, y a deux vraies filles. Vérité ou simple connivence avec le bar d'à coté qui appartiendrait au même patron, je suis incapable de le dire, toutefois comme on s'approche de l'heure de fermeture, on va rapidement boire une bière à coté. Vous vous demandez sans doute pourquoi je tiens un compte si précis de ce que nous avons bu dans la soirée mais rassurez-vous ça aura son importance dans le déroulement de celle-ci huhuhu... Donc nous voici dans le club voisin qui est il faut bien l'avouer, moins fun que le précédent. Ici pas de tourniquet juste une longue scène centrale où se succèdent d'autres danseuses aux poses tout aussi lascives et au bikini imitation peau de vache noir et blanc pour la première fournée et tout noir pour la seconde.
On ne reste que dix petites minutes puis l'on se dirige vers la discothèque du Nana hôtel, là où lors de notre premier passage on avait vu un groupe de reprises extrêmement impressionnant (cf épisode 3). Ce soir pas de groupe (ou alors on arrive trop tard) mais un bon electro assez dansant. Sentant que la nuit est encore jeune et que l'on ne rentre pas tout de suite, on prend qui une petite vodka red-bull, qui est en fait un wiskey Coca, histoire de reprendre un peu de force et de trinquer une nouvelle fois à nos retrouvailles. Chose assez amusante pour être relevée, il y a dans les toilettes « hommes » une équipe de masseurs qui profite de votre pause pipi pour vous masser le cou (jusque là pourquoi pas) et vous étirer la colonne vertébrale. La chose étant bien pensée puisque leur équipe est complétée par un homme à serpillère qui éponge au fur et à mesure les gouttes que vous ne manquez pas d'envoyer hors de la cible. Damien va en faire l'étrange expérience. L'ambiance est conviviale, une jeune thaï qui sort de je ne sais où nous offre un verre et là c'est ça la classe (au début, je suis méfiant, y a souvent contre-partie à un moment ou un autre mais visiblement pas là). Là où tant de touristes doivent payer des verres aux autochtones, nous on se fait inviter. L'effet classe internationale Tony Mickael sans aucun doute... il est 4 heures et la discothèque va fermer. Notre jeune amie thaï, (à moins que ce soit une autre mais je suis pas encore très physionomiste niveau reconnaissance des visages asiatiques, surtout à 4 heures du matin), nous dit que si on lui paye le taxi, elle nous emmène dans une autre discothèque et qu'elle nous fera entrer sans payer; c'est peut être là que va intervenir la contre-partie me dis-je mais on se laisse convaincre. Le trajet me semble long (alors qu'en fait je m'apercevrais au retour que pas du tout) et j'ai l'impression qu'on sort presque de Bangkok (et je m'apercevrais aussi au retour qu'absolument pas, on se rapproche même de notre Soi). La discothèque est cachée dans une petite courette et rien n'indique qu'il y a un lieu de nuit ici, sinon le nombre de noctambules qui nous précèdent et nous suivent. On rentre, finalement on doit payer chacun 100 bahts mais oh surprise, on nous dirige vers une table et quelques secondes après nous arrive une bouteille de ce qu'on croit être de la Vodka accompagnée de canettes de Red-bull et autres jus de fruits... A l'heure où j'écris ces lignes, je ne sais toujours pas comment tout ceci s'est goupillé et comment pour 300 bahts on s'est retrouvé en possession d'un tel trophée : Erreur du serveur, coup monté, gracieuseté de la maison en reconnaissance d'avoir en leur sein les Batman et Robin du graphisme international, coup de foudre pour l'un d'entre nous de la part d'une riche héritière de la famille Singha, schizophrénie de l'un de nous qui a payé sans s'en rendre compte ou comme Tony l'évoquera plus tard, gentillesse de la fille qui nous a montré le chemin et lui aurait dérobé 3000 bahts? C'est cette hypothèse qu'on privilégiera longtemps avant que TM ne retrouve la somme plusieurs jours plus tard dans un de ses sacs, mais était-ce bien la même somme? Etait-ce bien les même bahts? (Toujours est-il qu'il va nous falloir un moment pour se rendre compte qu'on ne buvait pas ce qu'on croyait boire, puisque c'est seulement quand les lumières vont se rallumer qu'on va se rendre que notre whiskey était en fait de la vodka) (je rassure nos mères qui s'inquièteraient pour nos foies, on ne viendra pas à bout de la bouteille et celle-ci doit toujours nous attendre dans un frigo du club avec l'un de nos noms écrits dessus... ou pas). (ps: Aujourd'hui je sais le pourquoi du comment mais ça fera l'objet d'un hors série spécial sur les pratiques des clubs et des taxis). Sinon le club est décoré sans fioriture aucune, rectangulaire, avec des pilonnes tous les dix mètres et des jeux de lumières pareils à ceux qui ornaient le salon de mes parents lorsque ceux-ci faisaient des soirées avec leurs amis dans les années 80 mais avec la particularité de n'être quasiment rempli que de Thaïs. On nous dit à un moment que si on veut après la fermeture, on peut rester et passer dans la salle du dessus qui accueille l'after de l'after hours (à savoir de 6h30 à 14h30 environ...) mais on ne va pas tenir jusque là... Non pas que ce soit le coup de téléphone de Zo à 5h45 qui ne dort plus et qui me demande ce que je fous encore dehors à pas encore être rentré à cette heure avancée du jour (ou de la nuit), bien que cela précipite mon désir de la rejoindre et lui confirme qu'on ne va plus tarder, mais ce qui précipite d'autant plus notre retour c'est le black out de l'ami Tony Mickael qui va être victime d'une grosse fatigue passagère et qui va s'affaler d'un trait, passant de la position debout les bras en l'air à la position allongée en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire. On va donc l'allonger (encore plus, si tenté que ce soit possible) dans l'entrée du club sous le regard amusés des videurs puis de l'ensemble des fêtards qui quittent les lieux. La suite est un enchaînement de « arghhh!!! », « vas-y prend le par les bras », « ooohhrhuil », « attends il glisse là, choppe le par la ceinture... » jusqu'au taxi auprès duquel je devrais me porter garant de sa « non évacuation » et pour être bien sur on lui accroche un sac plastique derrière les oreilles. Bref un retour qui restera dans les « annales » comme étant un beau moment d'amitié viril comme seul le jet-lag combiné à plus de 48 heures sans sommeil et quelques hectolitres d'alcool peuvent en offrir. En tout cas, ce retour va m'assurer la sympathie éternelle des gardiens de nuit de ma résidence. Les mêmes qui nous ont vu partir quelques heures plus tôt sur 6 jambes (alors que je leur avais dit qu'on ne sera pas long) et qui nous voit revenir sur 4 jambes alors que le jour va bientôt se lever (ça les changent de mes biens calmes voisins nippons). Voilà c'est ainsi que s'achève la première nuit des bordelais à Bangkok alors que Zo commence sa journée... la barre a été mise très haute pour un premier soir.
Lun 17 Jan : Le jour d'après
Je ne sais pas trop pourquoi mais on ne s'est pas levé tôt aujourd'hui... je ne sais pas non plus pourquoi mais Tony ne s'est pas levé aujourd'hui... Avec Damien, nous sommes sortis en milieu d'après midi pour aller manger un petit morceau. Il a envie de se frotter à la nourriture Thaï, j'opte donc pour le petit resto qui se trouvait en face de notre hôtel quand nous sommes arrivés ici, pas cher et correct. Je ne finis pas mon plat, l'appétit n'est pas là. Damien malgré quelques suées vient à bout du sien. Ensuite on se fait une petite promenade digestive, passage par le Benchasiri Park (là où nous étions venus pour la fête des lumières) puis par l'Emporium avant de faire quelques courses au Villa Market pour le soir. Quand on rentre Tony réussit à sortir du lit, au moins quelques minutes. Zo rentre, on se fait un apéro léger, un repas léger et on va se coucher assez tôt après avoir comaté devant la télé. On s'endort rapidement, enfin Zo et moi car les garçons sont pris d'insomnie et vont se relever en pleine nuit (aux environs de 2h00) pour aller faire un tour sur Sukhumvit Road. Ils vont aller manger un morceau et à leur retour sur les coups de 4h, ils vont faire semblant de se soutenir l'un l'autre comme des soldats polonais ivres, ce qui amusera beaucoup les gardiens de nuit; pour notre part, on les a ni entendu sortir, ni même rentrer. On a parfois le sommeil lourd chez les Odins...
Mar 18 Jan : Ceux qui m'aiment prendront le train
Au programme du jour, visite de Bangkok parce que depuis leur arrivée la team bordelaise n'a pratiquement vu la ville qu'à la lueur des réverbères et néons. Mais avant de se lancer dans la visites des temples, on passe par la gare de Hua Lampong pour prendre nos billets pour notre départ en direction des îles prévu le lendemain matin. Arrivée à la gare des agents d'accueil (officiels ou pas?) nous indiquent la direction des guichets. On prends donc nos billets de train, départ à l'aube puis à peine ceux-ci payés notre agent d'accueil nous indique que si on veut le « joint-ticket » pour le bus depuis la gare jusqu'au bateau, il faut monter dans une boutique de la gare. On le suit et on s'assoit face au une femme pendue au téléphone. Elle raccroche et nous demande ce que l'on veut:
«- joint-ticket Chumphon/ Koh tao
- Vous avez déjà le billet de train?
- Oui, on voudrait le bateau de 13h
- Ah mais vous l'aurez jamais!
- Si notre train arrive à 11h, on va l'avoir!
- Non parce que ce train là, il est toujours en retard...
- …
- Vous serez obligé de dormir à Chumphon!
- …?!
- Si vous voulez, je vous change le billet de train pour un billet de bus-bateau direct?
- Non merci, on va réfléchir»
Nous voilà sortis un peu déboussolé par cette nouvelle. J'avais pourtant bien lu que c'était possible et les quelques histoires que j'ai entendu sur les bus de Bangkok en direction du Sud ne m'encourage pas à choisir cette option (vol dans les soutes, gazage et vol dans les cabines, bus délabrés, voir le bus qui prend l'eau de toute part comme l'ont vécu les molinchardais...). On décide qu'on avisera sur place puis on part visiter les temples, on choppe un Tuk-tuk à la sortie de la gare et on se laisse guider jusqu'à un temple chinois à l'entrée du Chinatown de Bangkok. On visite vite fait, ça grouille de marchands et l'intérêt architecturale n'est pas au rendez-vous à coté d'autres temples que l'on peut voir ici. On marche un peu jusqu'à l'entrée du quartier, on tergiverse, droite, gauche? T.M. voudrait rejoindre le marché du quartier, on prend une petite rue, la circulation y est chaotique, livraisons en voiture, en carrioles, à pied, marchand de brochettes, d'insectes, joyeux chaos. Finalement, on reprends un tuk-tuk direction le port. On prends les ticket du bateau-bus. Après quelques minutes d'attente, le voici qui accoste. Le trajet jusqu'au Wat Po est assez court, une quinzaine de minutes environ. L'occasion de passer devant l'ambassade de France et de la voir de la rivière, à contre sens de la vue que nous avions eu le jour du mariage de JP et So. Ensuite l'ambassade du Portugal qui rivalise architecturalement parlant avec la notre. Quelques grosses demeures, des luxueux hôtels avec ponton d'appontage puis des maisons traditionnelles dans lesquels on peine à croire qu'il y a des habitants et pourtant il y en a. On arrive à destination et dès la sortie de l'embarcadère on est pris à la gorge par l'odeur de poissons séché (ou en train de sécher) des étalages aux alentours. On traverse la grande avenue et on rentre dans l'antre du Wat -Po. On prend nos ticket et on fait la queue pour voir le fameux grand bouddha doré couché sur le coté. Il y a un petit circuit à respecter pour rentrer car il faut laisser ses chaussures dans des petits cassiers numérotés. Je laisse les miennes dans le 101(un hommage à ma femme et à son groupe favori Depeche Mode), Damien opte pour le 69 car il n'y a pas de casier 666. A quelques mètres devant nous une touriste fait rire l'un des gardiens qui lui fait signe qu'elle ne peut pas rentrer. Elle ne comprends pas pourquoi elle ne peut pas (je ne m'aventurerais pas à parier sur sa nationalité mais en tout cas elle était blonde), alors le gardien lui tend un pagne et lui fait signe que son short est (beaucoup) trop court pour rentrer dans un lieu saint. J'ai senti l'incompréhension dans son regard jusqu'au bout, même après avoir enfilé le pagne... « Depuis quand on ne peut plus visiter des lieux saints avec les fesses à moitié apparentes? » Bref, on entame notre visite et même si je l'ai vu de nombreuses fois en photos et vidéos, le majestueux Bouddha est impressionnant. Les gars font des photos, les mêmes que tous les autres touristes car la taille de la statue (rapportée à la taille de son écrin) impose d'elle même les prises de vues.
On fait donc le tour, autant subjugué pour la statue que par les peintures qui ornent les murs. A la sortie après avoir récupéré nos chaussures, on fait un petit tour dans l'ensemble de petits temples qui encercle le Bouddha, car le Wat Po est un ensemble de bâtiments (école d'Art, Salon de massage et une dizaine de petits temples dans lesquels on peut voir plus de 200 autres bouddhas). Sorti d'ici, on se dirige à pied vers le marché et nous faisons une petite halte dans un petit café sur le bord du fleuve. Boissons rafraichissantes bienvenues car la chaleur est de plus en plus prenante. Enfin on arrive au petit marché: poissons, fleurs, légumes et autres. Les garçons font quelques photos. Ensuite nous retournons à la gare afin de solder ce problème de bateau. Je fais la queue pour échanger nos billets, une charmante guichetière me demande quel est mon problème, je lui explique qu'on veut finalement partir ce soir pour Koh Tao, elle me réponds qu'il n'y a aucun problème et me demande si je veux les tickets de bateau par la même occasion. « Avec plaisir! ». La transaction faite, une fois les tickets dans les mains, je me dis que je pense que la vendeuse de la boutique nous a très certainement mené en bateau (ahahah) et que nous aurions très bien pu avoir le joint ticket en suivant avec le train du matin. J'hésite à demander à la guichetière mais les cinq personnes qui se font maintenant la queue m'en dissuade. Bref, pas besoin d'épiloguer. L'heure du repas de midi étant déjà dépassé, on s'installe dans un petit resto de la gare pour y déjeuner. Damien tente les épices, TM et moi même essayons de les éviter. Après le repas, je retourne à l'appart préparer mes affaires pour le soir et les boys vont faire un tour vers Ko San Road (la rue touristique et hippie de Bangkok...). 18H arrive très vite, Zo rentre du boulot, je lui dis que nous devons partir dès ce soir, les garçons rentre peu de temps après. On commande des pizzas pour 20h30 et déjà c'est l'heure de dire au revoir à Zo qui nous dit qu'on est vraiment des gros fumiers d'aller sur une île paradisiaque pendant qu'elle va bosser. On arrive à la gare un peu en avance, ce qui nous laisse le temps de faire quelques courses pour le trajet et de fumer une cigarette avant l'arrivée du train. Le temps d'une photo sur le quai est voici notre train diesel qui s'annonce. Notre compartiment est climatisé (ce qui, quand on voyage de nuit n'est pas forcément un bienfait, on y est vite « gelé ») et il est rempli à 90% de pharangs. Ce sont des sièges largement inclinables (sauf le mien...), moins cher que les couchettes mais également plus sécurisant car si on s'endort profondément, on peut rater son arrêt; il n'y a pas de système d'annonce à l'intérieur du train qui dit que « prochain arrêt, chumphon, deux minutes d'arrêt »... Casque d'ipod vissé sur les oreilles, j'entame la lecture de Millenium que m'a offert mon frère mais très vite je dois capituler car qui dit train de nuit dit voyage dans l'obscurité, tout du moins pour notre wagon car celui d'à coté va garder son éclairage toute la nuit, je le sais car hélas, je ne vais pas réussir à fermer l'oeil du trajet. Ce qui me permettra tout de même de regarder les lumières des villes et villages que nous traversons.
On fait donc le tour, autant subjugué pour la statue que par les peintures qui ornent les murs. A la sortie après avoir récupéré nos chaussures, on fait un petit tour dans l'ensemble de petits temples qui encercle le Bouddha, car le Wat Po est un ensemble de bâtiments (école d'Art, Salon de massage et une dizaine de petits temples dans lesquels on peut voir plus de 200 autres bouddhas). Sorti d'ici, on se dirige à pied vers le marché et nous faisons une petite halte dans un petit café sur le bord du fleuve. Boissons rafraichissantes bienvenues car la chaleur est de plus en plus prenante. Enfin on arrive au petit marché: poissons, fleurs, légumes et autres. Les garçons font quelques photos. Ensuite nous retournons à la gare afin de solder ce problème de bateau. Je fais la queue pour échanger nos billets, une charmante guichetière me demande quel est mon problème, je lui explique qu'on veut finalement partir ce soir pour Koh Tao, elle me réponds qu'il n'y a aucun problème et me demande si je veux les tickets de bateau par la même occasion. « Avec plaisir! ». La transaction faite, une fois les tickets dans les mains, je me dis que je pense que la vendeuse de la boutique nous a très certainement mené en bateau (ahahah) et que nous aurions très bien pu avoir le joint ticket en suivant avec le train du matin. J'hésite à demander à la guichetière mais les cinq personnes qui se font maintenant la queue m'en dissuade. Bref, pas besoin d'épiloguer. L'heure du repas de midi étant déjà dépassé, on s'installe dans un petit resto de la gare pour y déjeuner. Damien tente les épices, TM et moi même essayons de les éviter. Après le repas, je retourne à l'appart préparer mes affaires pour le soir et les boys vont faire un tour vers Ko San Road (la rue touristique et hippie de Bangkok...). 18H arrive très vite, Zo rentre du boulot, je lui dis que nous devons partir dès ce soir, les garçons rentre peu de temps après. On commande des pizzas pour 20h30 et déjà c'est l'heure de dire au revoir à Zo qui nous dit qu'on est vraiment des gros fumiers d'aller sur une île paradisiaque pendant qu'elle va bosser. On arrive à la gare un peu en avance, ce qui nous laisse le temps de faire quelques courses pour le trajet et de fumer une cigarette avant l'arrivée du train. Le temps d'une photo sur le quai est voici notre train diesel qui s'annonce. Notre compartiment est climatisé (ce qui, quand on voyage de nuit n'est pas forcément un bienfait, on y est vite « gelé ») et il est rempli à 90% de pharangs. Ce sont des sièges largement inclinables (sauf le mien...), moins cher que les couchettes mais également plus sécurisant car si on s'endort profondément, on peut rater son arrêt; il n'y a pas de système d'annonce à l'intérieur du train qui dit que « prochain arrêt, chumphon, deux minutes d'arrêt »... Casque d'ipod vissé sur les oreilles, j'entame la lecture de Millenium que m'a offert mon frère mais très vite je dois capituler car qui dit train de nuit dit voyage dans l'obscurité, tout du moins pour notre wagon car celui d'à coté va garder son éclairage toute la nuit, je le sais car hélas, je ne vais pas réussir à fermer l'oeil du trajet. Ce qui me permettra tout de même de regarder les lumières des villes et villages que nous traversons.
Mer 19 Janvier : Le petit Baigneur ou l'île aux trésors
A six heures moins dix, notre train fait son dixième arrêt, nous sommes à Chumphon. La quasi totalité des passagers s'y arrêtent avec nous. Sur le quai, des agents vendent les tickets de bus. Pensant que nous avons déjà le bon ticket, nous nous dirigeons vers les bus mais là on nous dit qu'il faut transformer notre ticket en autocollant...?! Donc retour à la table des vendeurs, on donne nos tickets et effectivement en échange on donne un autocollant symbolisant notre destination finale. On monte dans le bus qui fait un petit trajet d'une vingtaine de minutes et nous laisse au port. Là on nous redonne un deuxième autocollant et le temps d'une cigarette, on embarque sur le speed catamaran. Le bateau est déjà bien remplis par ceux qui sont venus en bus, ceux qui sont arrivés la veille et ceux venus par le train de 19h30. Enfin le navire s'ébranle et c'est le début de la traversée. Très vite Damien sympathise avec un joyeux bougre nommé Jérôme. Lui et son pote sont des plongeurs chevronnés qui arrivent tout droit de France, directement sans escale en direction de Koh Tao. Outre le fait qu'ils soient à la bière à 7H du matin (enfin le collègue n'en viendra pas à bout), ils sont une source d'informations impressionnante sur la plongée et Jérôme connaît sur le bout des doigts Koh Tao pour y avoir passer son « dive master », (formation professionnelle de plongée qui nécessite plusieurs semaines sur place). Il nous indique donc quelques bonnes adresses, dont notamment celle du centre de plongée avec hébergement offert pour qui passe son « Padi open water » (quasiment tous les centres de plongées de l'île propose cette formule) et qu'il recommande chaudement aux garçons pour son sérieux : Easy Divers. Il nous indique ensuite un bar perché sur les hauteurs de l'île d'où la vue est superbe pour les couchés de soleil: le High Bar. La traversée remue un peu et quelques personnes ont du mal à la supporter. Je me méfie de la jeune Thaï assise à coté de moi qui passe du blanc livide au vert malade cycliquement toutes les 30 secondes, ce qui avec une peau mate est assez remarquable... pour être remarqué. Un autre jeune homme qui fanfaronnait dix minutes plus tôt bière à la main est maintenant penché par dessus bord et renvoi bière et petit déjeuner aux poissons. Par contre notre Jérôme virevolte de droite et de gauche, en équilibre face au vent, clope au bec et rattrapant à la volée une jeune fille qui a manqué de se vautrer dans l'escalier. Enfin le calvaire de ceux qui n'ont pas le pied marin touche presque à sa fin, après un premier arrêt sur la petite île qui fait face à Tao (et sur laquelle se trouve un unique ressort de grand luxe), il ne reste plus que 5 petites minutes avant d'accoster à Koh Tao. Le temps de récupérer les sacs et nous voici chez Easy Divers, facile à trouver, leur bureau est juste en face de l'embarcadère. C'est une jeune fille Suédo-thaï qui nous accueille, celle-là même dont Jérôme nous a vanté la gentillesse, réputation qui n'est pas galvaudée car elle nous indique pas à pas la formule à suivre pour s'inscrire. Les garçons doivent remplir un questionnaire de santé, puis elle nous propose diverses formules d'hébergement. Les boys optent pour le Beach club et pour des bungalows avec climatisation en première ligne de plage, un peu plus cher que la formule tout compris mais qui reste dans une mesure tout à fait respectable. On nous appelle un taxi, un gros pick-up qui va nous conduire jusqu'au ressort. Les chambres sans être de grand luxe sont tout de même relativement propres et disposent de leurs petits jardins privatifs à deux mètres de la plage. On s'installe rapidement et on se prend un petit apéro avec les bières fournies dans le mini-bar. Ensuite on va déjeuner au restaurant de l'hôtel qui sert des plats classiques de cuisine thaïs mais assez bons pour un prix modique. Damien monte encore dans les épices, ça semble lui faire un peu mal mais il aime ça. Ensuite avant d'aller débuter leurs cours (qui consiste aujourd'hui dans le visionnage d'une vidéo d'introduction), on va faire une petit baignade. Hakima qui est sur l'île depuis quelques jours, nous rejoint en début d'après midi.
Le temps d'une petite bronzette et c'est l'heure de leur vidéo. Avec Hakima, on reste à prendre le soleil, boire quelques jus de fruits et à lire. Elle me raconte ses derniers jours depuis son départ de Bangkok. Tao a largement sa préférence par rapport aux autres endroits qu'elle a visité. Elle a rencontré deux couples de français, dont l'un à qui elle a prêté un livre à la fille, qui est partie de l'hôtel en oubliant de lui rendre, oublie volontaire? (épilogue de cette histoire dans les jours à venir). Les garçons reviennent de leur vidéo après une petite halte par le 7/11 où ils pris de quoi improviser un petit apéro. La nuit tombe très vite et avec la nuit arrivent les moustiques. On se rend dans le petit centre ville (celui du port car l'île à deux centres) et après avoir tourné quelques minutes dans les quelques rues, on s'installe dans un petit resto tenu par un pharang et sa femme thaï qui oeuvre en cuisine. Damien bien évidemment demande un plat épicé, TM la joue plus soft, Hakima n'en peut plus trop de la bouffe thaï et pour ma part j'opte pour un sweet and sour qui me ravit les papilles. Après le repas, on se dirige un peu au hasard vers Sai Ree Beach et sa rue pleine d'animation, de bars, de restos, de salon de massage et de ressort. Après quelques mètres sur la plage, on se pose sur des petits coussins et on commande des cocktails. Je me souviens plus de qui à commandé quoi mais tout le monde est ravi de sa commande. Ce soir c'est la full moon et sur la plage deux jeunes thaï jonglent avec divers éléments enflammés. L'un d'eux est assez gros, on doute même qu'il puisse jongler. On s'est trompé, il ne faut jamais se fier aux apparences car notre bonhomme non seulement est super technique mais surtout il danse comme personne dans le rythme et semble tellement facile qu'on dirait que ses chaines enflammés sont le prolongement de son corps. On est soufflés (et on est pas au bout de nos surprises à ce niveau), j'en ai vu des gras et des filles jouer avec le feu dans diverses party mais jamais jouer autant avec la musique... il ne jongle pas, il danse tout simplement. A un moment par inadvertance, je renverse la vodka red-bull de Damien dans le sable. Pour m'excuser, je vais donc lui en recommander une, il me dit d'en prendre une double, j'en commande une triple mais la fille du bar me dit que c'est encore moins cher de commander directement un bucket. Va pour un Bucket. Damien ne le finiras pas et le petit seau nous accompagnera jusqu'au ressort ou il rejoindra le frigo en attendant le lendemain. On s'endort épuisé de notre journée un peu avant une heure du matin.
Le temps d'une petite bronzette et c'est l'heure de leur vidéo. Avec Hakima, on reste à prendre le soleil, boire quelques jus de fruits et à lire. Elle me raconte ses derniers jours depuis son départ de Bangkok. Tao a largement sa préférence par rapport aux autres endroits qu'elle a visité. Elle a rencontré deux couples de français, dont l'un à qui elle a prêté un livre à la fille, qui est partie de l'hôtel en oubliant de lui rendre, oublie volontaire? (épilogue de cette histoire dans les jours à venir). Les garçons reviennent de leur vidéo après une petite halte par le 7/11 où ils pris de quoi improviser un petit apéro. La nuit tombe très vite et avec la nuit arrivent les moustiques. On se rend dans le petit centre ville (celui du port car l'île à deux centres) et après avoir tourné quelques minutes dans les quelques rues, on s'installe dans un petit resto tenu par un pharang et sa femme thaï qui oeuvre en cuisine. Damien bien évidemment demande un plat épicé, TM la joue plus soft, Hakima n'en peut plus trop de la bouffe thaï et pour ma part j'opte pour un sweet and sour qui me ravit les papilles. Après le repas, on se dirige un peu au hasard vers Sai Ree Beach et sa rue pleine d'animation, de bars, de restos, de salon de massage et de ressort. Après quelques mètres sur la plage, on se pose sur des petits coussins et on commande des cocktails. Je me souviens plus de qui à commandé quoi mais tout le monde est ravi de sa commande. Ce soir c'est la full moon et sur la plage deux jeunes thaï jonglent avec divers éléments enflammés. L'un d'eux est assez gros, on doute même qu'il puisse jongler. On s'est trompé, il ne faut jamais se fier aux apparences car notre bonhomme non seulement est super technique mais surtout il danse comme personne dans le rythme et semble tellement facile qu'on dirait que ses chaines enflammés sont le prolongement de son corps. On est soufflés (et on est pas au bout de nos surprises à ce niveau), j'en ai vu des gras et des filles jouer avec le feu dans diverses party mais jamais jouer autant avec la musique... il ne jongle pas, il danse tout simplement. A un moment par inadvertance, je renverse la vodka red-bull de Damien dans le sable. Pour m'excuser, je vais donc lui en recommander une, il me dit d'en prendre une double, j'en commande une triple mais la fille du bar me dit que c'est encore moins cher de commander directement un bucket. Va pour un Bucket. Damien ne le finiras pas et le petit seau nous accompagnera jusqu'au ressort ou il rejoindra le frigo en attendant le lendemain. On s'endort épuisé de notre journée un peu avant une heure du matin.