Oui je sais, je suis super à la bourre, et avant l'épisode que tout le Sud Ouest attends, voici un épisode aux saveurs lilloises, espagnoles et pré-girondo-charentaises à la sauve Thaï...
Jeu 6 Jan : Hakima, une jeune Lilloise que j'avais rencontré lors du très studieux séminaire du magazine Let's Motiv sur les terres girondines est arrivée à Bangkok, elle vient toute seule passer un mois en Thaïlande, chapeau!. On lui donne rendez-vous pour l'apéro du soir à la maison et afin de la faire entrer directement dans le vif du sujet, on commande quelques plats au désormais très célèbre « Gabbage and Condoms ». Après le dîner je l'accompagne au Q Bar, autre club ultra-select du Soi 11 (le soi du Bed Superclub). Comme nous arrivons avant 23h l'entrée est gratuite, on nous installe dans une sorte de patio à l'entrée du club aux canapés et fauteuils confortables avec en fond sonore une musique lounge. Quand la porte du club s'ouvre, on entend venir de l'intérieur un son beaucoup plus dance. La carte des boissons est impressionnante, une quinzaine de pages et une page pleine pour les vodkas, une autre pour les whiskeys, une pour les Rhums et une autre pour les alcools divers, suivent 4 pages de cocktails... Les prix sont assez chers mais il est précisé sur la carte que si ceux-ci sont élevés c'est qu'ici il y a en moyenne 45% d'alcool en plus dans les verres que dans tous les autres lieux de nuits de Bangkok. Je leur fais confiance car je n'aurais pas assez de temps lors de nos années ici pour faire le tour de tous les établissements (ni le temps, ni l'argent, ni le foie), surtout qu'il s'en ouvre en moyenne deux ou trois nouveaux chaque semaine. Étant bien installé, je n'aurais même pas le courage d'aller voir comment est le club à l'intérieur (manquant par la même à tous mes devoirs de guide de votre possible passage un jour par Bkk mais le club n'est pas loin de la maison, j'aurais sans doute l'occasion d'y repasser plus tard). Les cocktails sont assez bons, toutefois je n'ai pas remarqué le dosage exact d'alcool. On ne reste pas longtemps car Hakima doit attraper le dernier métro pour rejoindre son hôtel, On arrive trop tard pour le métro, on hèle un taxi qui refuse de prendre la course. Finalement, elle va prendre le BTS qui est encore ouvert, c'est une solution pour se rapprocher de Chinatown où se trouve son hébergement.
Ven 7 jan : R.A.S. sinon j'ai bu un excellent Banana Lassi dans un resto indien.
Sam 8 Jan : Après un rapide tour par la piscine, j'accompagne Hakima au Chatuchack Market car je dois aller prendre des nouvelles de notre salon de jardin qui ne nous a toujours pas été livré (il devait l'être sous quinzaine). Zo reste à la maison souhaitant se reposer. Le C.C. Market est comme toujours bondé de monde. Je file directement dans la partie du marché où se trouve le mobilier et avec un peu de chance, il faut bien l'avouer, je retrouve le stand où nous avons fait la commande. Là on me dit qu'ils ont tentés de nous contacter pour déclencher la livraison mais sans succès (Zo me confirmera avoir en effet reçu quelques appels en absence). Je leur demande donc de nous livrer ce lundi. Ensuite on va faire quelques tours dans le marché d'abord à la recherche du petit bar ultra sympa aux jus de fruits (habituellement) exquis qui se trouve au milieu de la partie « handcraft » puis simplement pour passer en revu la diversité de l'offre. Assez remarquable pour être signalé, il y a au beau milieu du « quartier des fringues » un disquaire qui vend des originaux de groupes métal, death, grind et assimilés, avec vendeurs arborant fièrement des t-shirt de Mettalica et Cradle of fifth,. Métal à la sauve thaï... Hakima n'ayant rien de précis à acheter je vais pour ma part refaire le plein d'huiles essentielles; c'est ma nouvelle passion, ces huiles sous lesquelles on allume une petite bougie chauffe plat et qui diffuse dans la maison une odeur « douce » et agréable. Je tombe sur une boutique qui a des odeurs totalement folles (Chewing-gum menthol, Sprite, Chocolat au lait, choucroute saucisse de dinde...) mais pour cette fois j'opterais pour des essences assez sages: Menthe, Fraise, orchidée et Magnolia. Le midi on déjeune dans un petit resto au milieu du quartier des artistes et en quittant le marché on passe par le coin des nouveaux créateurs et je tombe sur une sorte de disquaire vendant des copies de CD: Jusque là rien d'extraordinaire, on en trouve partout mais la particularité, outre le fait que pour une fois ils sont vendus dans des boitiers cristal et moins cher que ceux vendus sous cellophane, c'est l'offre. Habituellement il y a pléthore de Lady Gogole, Céline Fion, David Gay-Tas et autre grosse pointure des ventes mais là on se croirait dans une sélection du, au combien prestigieux magazine Culturel Girondin Spirit, voir du NME. Rien de commercial, que du pointu ma bonne dame. Je vais craquer sur 6 petits cd que je négocierais à 450 Bahts (Hot Chip, Ebony Bones, l'excellent Dead Weather de la nouvelle bande de Jim White, le sublime (et je pèse mes mots) Brothers des Black Keys, un Ladyhawke, un Kitsune maison compil vol.7 et le finalement merdique Band Of Horses). Le soir nous emmenons Hakima dîner au Bourbon Street, restaurant Cajun à la déco improbable, mélange de saloon et bar PMU. Passant outre le décor, la nourriture y est fort bonne. Alors que nous dévorons nos plats (encore une fois certains d'entre vous le savent, manger est pour nous un hobby...), Hakima aura toutes les peines à ingurgiter deux petites parts de sa toute petite pizza. Ensuite nous irons prendre un verre dans le même petit bar où je m'étais rendu avec Chloé et Etienne (cf épisode 3). Zo Bayleys, moi Chang Beer et Hakima un martini qu'elle ne boira finalement pas celui-ci ayant un goût de médicament et une texture laiteuse. Ensuite Zo rentre à l'appartement et avec Hakima nous allons au Narz club au bout de la rue. Nous arrivons assez tôt et le club n'est pas encore rempli mais au fur et à mesure la foule des samedis va envahir le lieu. On s'installe au bar de la grande salle Trance, je commande deux verres et laisse un bon pourboire au serveur, technique payante car les verres suivants seront mieux servis. On est pas encore au Q. Bar et ses 45% d'alcool en plus mais ça ressemble déjà plus à des doses « normales » (enfin toujours incomparables avec les doses portugaises pour ceux qui connaissent...). Voyant qu'on s'approche des deux heures du matin, je demande à mon nouvel ami le serveur si ils ferment à 2 ou 3h et il me fait en comptant sur ses doigts 2...3...4...5...6. Ok l'ami tu m'aurais dit directement 6 heures j'aurais tout aussi bien compris, si tu te payes ma tronche tu vas voir ton prochain pourboire toi... Après quelques instants dans la salle du bas à dodeliner de la tête, remuer les pieds et agiter les bras sur un électro ressemblant quasi minute par minute à ce que le dj avait proposé le jour de l'an, on va dans la salle hip-hop où le DJ se la donne passant en revue le rap East-Coast et West-Coast des 20 dernières années et scratchant sur des dvd les clips des morceaux. Hakima qui est assez fan de hip-hop ricain est ravie de la programmation, seul ombre au tableau, le MC qui accompagne le Dj a tendance à un peu trop intervenir et coupe un peu trop systématiquement le son de son camarade. On ne va pas rester jusqu'à la fermeture et après un passage un peu trop prononcé vers le RnB on décide de rentrer.
Vue et plan de Chatuchack
Dim 9 jan : Comatage et cocooning en règle toute la journée.
Lun 10 jan : Hakima va continuer son périple vers le Sud, avant de partir je lui propose d'alléger un peu sa valise et de laisser quelques affaires à la maison. Je lui prête deux livres car quand on voyage seul, on a tendance à dévorer la lecture...
Chloé, Jp, Sophie et un de leur ami sont de retour à Bangkok. Chloé va passer quelques nuits chez nous avant son retour à New-York. Ils arrivent pour l'heure de l'apéro (pastis léger pour ma part, Chat bourré craint l'eau jaune...) avant de nous rendre tous ensemble dîner devinez où? Au Gabbage & Condoms! J.P. Avait très envie d'y retourner, ce qui n'est pas pour nous déplaire. Cette fois-ci grâce à une télé qui diffuse des recettes du restaurants et des informations sur le Gabbage, nous apprenons qu'il y a maintenant 2 autres restaurants Gabbages en Thaïlande et même un Ressort. Un affaire qui marche, chouette réussite pour un concept social. L'ami de JP et Sophie, dont le nom m'échappe à l'instant où j'écris ces lignes (qu'il m'en excuse), fait péter le poulet montagnard entier (et rentre ainsi dans la confrérie au coté de Niels et moi même) mais n'en viendra pas à bout. On oubliera même avant de partir de demander le doggy bag de bon aloi pour emmener les restes. Zo rentre directement chez nous et j'accompagne Chloé prendre quelques affaires à l'hôtel où restent Jean-Pierre et So. A notre retour, Zo me fait la remarque que les gardiens doivent nous prendre pour des drôles de « zozos » vu qu'ils m'ont vu rentrer quelques jours plus tôt une petite brune et que je rentre ce soir après ma femme avec une petite blonde... (enfin les gardiens ne sont pas au bout de leur surprise, c'est ce que vous lirez dans le prochain épisode avec la venue des bordelais...).
Mar 11 jan : RAS, Zo est crevé, on reste calmement à la maison. Chloé nous rejoint après dîner.
Mer 12 jan : Toujours RAS, sinon qu'on pense que ce qui a rendu malade Ramzy est une petite grenouille noir qui traine dans le jardin. On pense cela car alors que nous sommes dehors Ramzy nous rejoint et voit la grenouille mais à notre grand étonnement, il ne s'en approche pas, au contraire il reste méfiant à nos pieds. Ça ne lui ressemble pas car habituellement il se jette sur tout corps en mouvement (voir même toute chose en mouvement comme une boulette d'aluminium). On en déduit donc qu'il a du essayer de la « chopper » quelques jours plus tôt et qu'il a assimilé que ce n'était pas bon pour lui... à moins qu'il soit tout simplement batracien-phobe?
Jeu 13 jan : Depuis une dizaine de jours, je me réveille en pleine nuit et j'ai toutes les peines du monde à retrouver le sommeil. C'est toujours aux environs de 3 heures que Morphée m'abandonne. En plus il y a un facteur (rien à voir avec Besancenot) qui ne m'aide pas dans la reconquête de l'endormissement, c'est un oiseau aux « cris » puissants qui est dans les environs. On l'entends à peine en journée mais la nuit il se déchaine. Bien loin d'être un chant harmonieux, je ne serais le décrire autrement que comme une « jouissance » féminine, je m'explique: Cela commence doucement et plutôt dans les graves puis va monter crescendo tant dans l'intensité, que dans les aigus mais les « cris » sont également de plus en plus rapprochés, tant et bien qu'une nuit où cela m'a tiré des songes, j'ai pensé pendant quelques secondes qu'il s'agissait certainement bel et bien d'une voisine hautement démonstrative du plaisir que lui procurait son compagnon mais non c'est encore et toujours ce foutu oiseau qui nous gratifient de son chant des plus incommodants. On ne sait pas à quoi il ressemble mais certaines nuits il me donne envie de passer le permis de chasse...
Ven 14 jan : Ce soir nous avons rendez-vous avec un couple d'espagnols. Zo a rencontré la fille lors de son travail au Portugal, ils font tous les deux partis de la famille ikea. Lui est responsable de la construction du magasin de Bangkok (elle ne travaille pas). On doit les retrouver dans un resto japonais dans le quartier de Tong Lo. On y va en Sky Train et finissons le trajet à pied, sauf que le soi où nous avons rendez-vous est le 11 ½ et trouver un ½ soi s'avère parfois un peu compliqué... est-ce que c'est un soi perpendiculaire dans le soi 10, dans le soi 11, ou bien est-ce à dire qu'il est avant ou après le soi 11. Bref le temps de chercher nous arrivons en retard. Le resto est classe, la bouffe bonne, le vin agréable mais l'ensemble est assez cher. Durant le repas, on évoque le chantier de construction du magasin et visiblement le double sens de « chantier » a été crée pour celui-ci. Parmi les nombreuses anecdotes évoquées par Hector, celle qui m'amuse le plus c'est lorsqu'il faisait un tour avec le responsable d'équipe thaï passant devant un groupe d'employés, il demande à ce dernier si dans ce groupe il n'y a rien qui le choque, l'autre répond que non alors il lui montre comment ces derniers sont chaussés: Tous en Converse, une jolie collection. Il lui dit que si c'était pour faire un match de basket ça serait parfait mais pour travailler en toute sécurité c'est surement pas la tenue adéquate... et tout est à l'avenant de cette anecdote, je salue son courage! Après le diner, nous nous rendons dans un petit bar tout près. La déco faite de bric et broc donne l'impression d'être dans la cale d'un bateau de pirates. Un quatuor Jazz mouline des classiques mais le bar étant minuscule la chanteuse et le saxophoniste sont contraints de jouer dans l'escalier. Zo et nos amis pencheront pour des cocktails et pour ma part j'opterais pour une bière belge « Délirium Trémens »; ça change de la Chang.
Sam 15 jan.
R.A.S. de chez R.A.S. mais pendant ce temps les pays arabes font leurs révolutions...
Dim 16 jan
On ne fait pas grand chose de la journée, sinon que dans l'après midi je vais faire quelques courses, histoire de remplir le frigo de bières car ce soir directement de France arrivent Tony Mickael aka T.M. et Damien aka le fils du diable, aka 666. Dans l'attente de leur arrivée, Zo passe commande auprès de « Food Delivery », une société qui rassemble dans une sorte de gros catalogue la carte d'une cinquantaine de restaurants (et encore plus directement sur leur site internet) qui livrent directement à domicile. En plus, ils sont associés avec un caviste et un mini-supermaché pour des prix tout à fait abordable. Chouette concept auquel on fait souvent appel. A un moment dans la soirée, j'entends quelques bruits de discussions au dehors, je sors et vois nos deux charento-bordelais avec les gardiens qui cherchent notre appartement...
To be continued...


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