Jour 20 – Mercredi 17 Novembre
« Every Kinda People... »
Matin, Gym...
Après-midi, dépôt des vêtements au Laundry et écriture du blog
Soir, Je retrouve Zo à son retour du travail et on va au bar pour prendre un verre. Le serveur en chef nous fait la réclame de la Heineken (comme si c'était une bière extrêmement exotique) qu'ils viennent de rentrer en pression. On leur fait plaisir et se laisse convaincre. On commande deux bières mais la serveuse qui est intervenu entre temps nous dit que c'est plus avantageux de prendre un pichet. Va pour un pichet. Un troisième serveur sort et vient tirer la bière. C'est pas une réussite au départ parce que le pichet est rempli aux trois quarts de mousse, deuxième essai; c'est mieux, troisième essai, on y est presque. Il nous ramène le pichet et nous sert les verres Resultat un verre et demi... il devra retourner remplir un fond de pichet pour qu'on fasse deux verres pleins... C'est une constante ici, ils ne savent pas servir la bière, même en bouteille, ils savent pas pencher le verre ou alors peut être qu'ils imaginent que ça se boit comme ça, avec une grosse dose de mousse sur un tout petit peu de liquide (ami du grand faux col si tu nous regarde).
Ramzy cool attitude
Jour 21 – Jeudi 18 Novembre
France-Angleterre-Pays Bas – Thaïlande
Au réveil, en zappant sur les chaines de sport, je tombe sur la rediffusion du match France–Angleterre. Je connais pas le résultat , du coup je vois le match dans les conditions du direct et quelle joie de ne pas entendre les minablo-insupotablo-débilo-stupides commentaires de Christian Jean-Pierre. Personne pour dire « Quel Silence, Regardez moi ce silence... » et parler de foot sans quasiment rien n'y connaître.
Ce soir, on va diner chez le chef de Zo qui se nomme E.G. et son mari qui se nomme Com. Ils sont hollandais. Je passerais sur les blagues faciles liées à leurs noms (j'ai déjà donné avec Pa). Pour s'y rendre, on choisit d'y aller en taxi. On demande donc au gardien de l'hôtel de nous en héler un et comme le jour du mariage, trois taxis vont refuser de prendre la course. Pourtant on est pas à une heure de pointe mais la course est sans doute trop courte. On arrive juste à l'heure: Leur soi est assez calme aussi et pour cause, il est au bout d'une petite impasse. Leur appartement ressemble un peu au notre car ils sont au rez de chaussée et ont un jardin ceinturant mais la comparaison s'arrête là car pour le reste, il est d'une gamme supérieure. Le temps de prendre un verre de vin blanc chez eux et nous rendons dans un grand resto thaï. E.G. et Com qui connaissent bien le lieu (c'est un peu leur cantine) choisissent un ensemble de plats que l'ont partage. Au sortir du diner, on va prendre un petit café sur une petite place. Leur quartier est agréable, on trouve pas mal de choses à proximité mais dès que l'on veut se déplacer, il faut prendre un taxi. On fait le retour en grande partie à pied (car heureusement Zo souffre un peu moins de ses ampoules) avant de prendre le BTS pour rentrer à l'hôtel.
Jour 22 – Vendredi 19 Novembre
Magic Bozo...
A mon réveil, j'ai l'immense joie de tomber sur la rediffusion des meilleurs moments de la rencontre de Naincolas, notre cher président avec deux journalistes et Michel Denisot. C'est bon de rire au réveil, même rire jaune, ça égaie la journée et comment ne pas rire devant cette magnifique déclaration ayant pour but de préparer la fin de l'impôt sur la Fortune (faut bien faire plaisir à ses amis), qu'il annonce qu'il ne veut plus voir les capitaux et les usines fuirent en Allemagne. La Suisse qui reçoit toujours autant de capitaux et la Chine, la Pologne ou l'Inde qui elles reçoivent les usines ont du apprécier en connaisseurs, ici en Thaïlande le secteur textile est paniqué par cette annonce. La scène a été coupée, du coup je ne sais même pas lequel des trois interlocuteurs a relevé l'énormité de la chose... ni même si quelqu'un l'a relevé. Cette annonce à tout de même était démontée en règle dès le lendemain dans C'dans l'air, que j'aime à regarder en prenant mon petit déjeuner... Des fois je me dit que je vais finir par sombrer dans un certain poujadisme fataliste (rien à voir avec David Pujadas, je le précise, au cas où sortez votre dico). Enfin ce blog n'est pas une tribune mais bon des fois c'est tellement gros que je peux pas m'empêcher... Du coup, je vais me défouler dans la salle de sport.
A 17h30 j'ai rendez-vous avec Zo à la sortie du métro, j'arrive un peu en avance alors je m'assois sur une rambarde face à la sortie. Un agent de sécurité vient me faire signe de ne pas m'assoir là... en d'autres lieux ou d'autres temps, j'aurais sans doute demander pourquoi mais bon là, j'ai fait profil bas et me suis exécuter sans broncher. On fait les courses et on se laisse tenter par une bouteille de vin de table made in France à 350 Baths qui finalement sera pas si mauvaise que ça (sans doute notre sens gustatif est entamé par nos années passées au Portugal). Bozo témoigne avec insistance de son envie de manger de l'Humus (j'aurais bien mis un jeu de mot mais j'ai pas envie de tomber dans la facilité). Sur la route du retour, Zo se plaint parce que je marche devant elle... Elle se plaint alors qu'au péril de ma vie, j'ouvre la route faisant face au danger, oui bon d'accord cette excuse serait plutôt valable si on était dans la jungle mais moi j'y peux rien si j'ai des grandes jambes... et puis Bangkok, c'est la jungle urbaine. Vous vous demandez surement l'intérêt de ce genre d'anecdote croustillante, c'est que Zo m'a fait la remarque que je ne racontais que ce que je voulais bien sur le blog et absolument pas quand je me comporte comme un goujat (rien à voir avec du fromage hollandais). La chose est réparée.
De retour à l'hôtel, on se fait un apéro de chiffonnier et effectivement Zo avait vraiment envie d'humus car durant le temps où je prépare le repas et malgré une vidéo-conférence avec ses parents, elle va faire disparaître la boite, elle est magicienne ma femme.
Jour 23 – Samedi 20 Novembre
Le 7ème Art
On a rien fait de la journée... On a juste regardé un film français qu'on a acheté ici et qu'on ne connaissait ni de Dave, ni d'Adam... Ma vie en Rose de Alain Berliner... Sur la jaquette Thaï, y avait la liste des prix gagnés par le film...Meilleur scénariste de L'European Awards 97...meilleur film étranger au Golden Globes 98 et au Festival de Lauderdale...Meilleur film à Sarajevo, à São Paulo, au festival Gay Lesbien de Seattle... Ah oui parce que c'est l'histoire d'un petit garçon qui se sent petite fille... En tout, douze fois primés... On s'est dit que pour un samedi après-midi, ça passait plutôt bien... A la limite si on avait pas su qu'il avait été primé le film, on aurait juste dit que c'était une merde et on aurait pas regarder jusqu'au bout... mais là, on s'est dit que c'était pas possible... ça devait surement devenir génial à un moment ou à un autre... On nageait autant dans l'incompréhension que dans l'effroi... Jeux des acteurs, peut-on encore appeler cela des acteurs... Mais je leur jette pas la pierre (Sakineh si tu nous regarde,) on sent bien qu'ils sont pas dirigés... Réalisé à la pisse... Parfois tellement ridicule qu'il en devient drôle à son insu... On voulait savoir... on s'est redit que peut être à la fin, il y avait quelque chose qui transformait ce navet en chef d'Oeuvre... générique de fin... Autant je peux comprendre qu'ici l'histoire d'un petit garçon qui se rêve petit fille puisse trouver un écho... mais dans tout ces festivals, y avait quoi en face?... Des films réalisés à la maison, des films de vacances... Soit y a trop de festivals de ciné dans le monde et pour certains y a que des fonds de tiroir de salle de bain, soit c'est nous qui sommes complétement à l'Ouest (choisir la réponse qui vous semble la plus juste)... A un moment on s'est même dit que les Thaïs dans leur jusque boutisme de la contrefaçon inventaient des faux prix aux films... Pourtant si j'avais mieux regardé les petites photos sur la jaquette, y avait un signe pour m'alerter... Michèle Laroque « joue » dedans...
Jour 24 – Dimanche 21 Novembre
Vol et Flotte
Aujourd'hui, programme chargé, enfin en comparaison avec celui de la veille. On prend un taxi pour se rendre au Platinum, paradis de la fashionista Bangkokienne, car Zo doit trouver des fringues rouges et blanches pour la fête de Noël d'Ikea de vendredi prochain. Pas trop de circulation le dimanche après-midi, on est vite sur place. Zo va essayer sa nouvelle carte bleue (qui est verte) et retire 5000 Baths. Elle se dit qu'elle aurait du retirer plus mais je lui dit qu'au cas où, on reviendra à un ATM pour refaire un retrait. On commence par le rez de chaussée, là où se trouve les fringues de créateurs Thaï. Le Shopping-mall est tellement grand qu'on procède par ordre, faisant allées par allés. On va pas avoir le temps de faire beaucoup plus que 2 allées que notre après-midi shopping va prendre fin. J'avance et quand je me retourne je vois Zo qui rentre dans une boutique (attention dans ce mall quand on parle de boutiques, ça n'a rien à voir avec celles que l'on connait en Europe, ça ressemble plus à des boxs les uns à coté des autres, sans vitrine, ni porte....), j'avance à la boutique suivante cherchant du regard des vêtements possiblement rouges. Zo me rejoint et me dit: « On m'avait volé mon portefeuille... ». Son sac en tissu a été coupé vraisemblablement par un cutter. Elle me dit qu'elle avait senti qu'on tiré dans son sac mais dans la cohue, elle n'a pas prêter plus attention que ça, pensant que c'était juste une personne qui avançait en contre-sens. On vérifie vite fait ce qu'il manque dans son sac et les possibles fuyards aux alentours mais on ne perçoit rien de spécial et juste son portefeuille a disparu. Enfin juste le portefeuille avec passeport, permis de conduire, carte d'identité, carte de fidélité chez Haggen Daz, photo de son homme, carte de fidélité Epil 2000, Ticket du métro de Lisboa, cure dent du resto chinois et donc les 5000 Baths fraichement tirés. On se rend donc à l'accueil du mall qui se trouve à quelques mètres de là juste en face de nous. La jeune fille qui est là est agréable et prévenante avec nous, elle remplit une sorte de déclaration de vol avec tout ce qu'il y avait dans le portefeuille, (Zo ne fait pas mention de la disparition de ces cartes de fidélité, pourtant chez Epil 2000, elle en était à deux tampons d'un dépilage de maillot gratuit... et je parle même pas d'Haggen Daz). La fille de l'accueil appelle les agents de sécurité qui lancent un appel au talkie-walkie. Accompagnés par la jeune fille et les agents de sécurité, on retourne dans la boutique où le larcin a été commis... manque de chance ou coup réalisé en connaissance par les « braqueurs », mais l'endroit n'est pas sous vidéo-surveillance; deux mètres plus à droite ou à gauche, on était sous les feux des projecteurs mais là pas de possibilité de coincer les malfrats. La fille nous dit que dans 80% des cas, ils retrouvent les papiers, évidement pas l'argent. Elle nous donne la déclaration écrite en Thaï et nous note l'adresse du commissariat . On sort du mall et l'on fait la queue pour les taxis. On donne notre papier avec l'adresse au placeur (car le mall organise la prise en charge par les taxis) et c'est un tuk-tuk qui est appelé car c'est à la police de quartier que l'on se rend. Le chauffeur nous annonce, 120 baths, on ne bataille même pas le prix même si on sait que c'est plus cher que ça devrait être. On a payé 70 baths pour venir en taxi de notre hôtel... Le commissariat est un bâtiment beige avec de nombreux scooters garés devant. On rentre dans un petit hall d'accueil mais avec personne pour accueillir. Sur la gauche, un homme d'une quarantaine d'années, un peu bedonnant nous fait signe, comme il est en civil on est pas sur qu'il soit de la maison, alors on entre un peu hésitant dans une grande salle où quatre bureaux font face à des chaises installées pour patienter. Il y a une machine pour distribuer les tickets selon la nature de la demande mais elle ne semble plus fonctionner depuis un moment. Le gars se dirige vers nous, prend notre papier et nous fait signe de nous assoir face à un bureau vide, à coté d'un autre où un dépôt de plainte est en train d'être déposé par un Thaï. Au fond du bureau un autre flic, la cinquantaine, lit le journal assis devant une télé qui diffuse une telenovela, Derrière nous trois autres thaïs patientent. Zo remarque que les uniformes sont très prêts du corps (en tout cas chez les policiers les plus jeunes), dans une coupe tendance Jean-Paul Gauthier. La plainte du gars à droite se termine, le policier qui prenait sa déposition, nous fait signe de nous assoir à sa place, puis se lève et part avec son dossier de l'autre coté de la baie vitrée qui nous fait face. Quelques minutes après c'est le gars qui nous a fait signe de rentrer qui s'installe pour prendre notre plainte. Bozo lui passe le papier et il commence à remplir un cahier carbone, sans nous adresser une seule fois la parole si ce n'est à un moment pour demander à Zo de noter son age. A la fin, il lui tend le cahier pour qu'elle signe et nous donne un double qui nous servira pour aller faire la demande de nouveau passeport à l'ambassade. On ressort une petite demie heure après être entrés. On choppe un taxi sur le boulevard et l'on rentre vite à l'Hôtel pour contacter l'ambassade. Nous sommes dimanche, c'est donc fermé, faudra les recontacter demain. Du coup on ne se laisse pas abattre, on file à l'emporium (grand grand magasin) pour aller acheter un nouveau sac à main et manger un morceau. Quand on ressort la nuit est tombée et les festivités de Loy Krathong ont déjà débutées. Loy veut littéralement dire « Flotter » et le kratong est le petit « radeau » fait d'un tronc de bananier dans lequel sont plantés des fleurs. Pratique et explicite ce nom de fête pour qui parle Thaï, un peu comme si on rebaptisé le 14 juillet, fête du feux d'artifice, du bal des pompiers et de la viande saoule.
Le temps de repasser à l'hôtel prendre notre appareil photo et l'on se joint à la foule qui converge vers le petit lac dans un parc tout près de l'emporium. Sur le trajet, on achète deux Krathong. Il y a des centaines de personne sur les trottoirs qui confectionnent au fur et à mesure les petits radeaux. On entre dans le parc et on doit attendre un peu pour avoir accès à notre tour à la berge. On allume les bougies et l'encens qui surplombent notre petite embarcation. Les Thaïlandais qui nous entourent font une prière avant de la mettre à l'eau. Pour notre part, on fait chacun un souhait avant de lancer nos petits bateaux fleuris à l'assaut du faible courant du lac. C'est merveilleux toutes ses petites bougies qui flottent et l'on regrette vraiment d'avoir un appareil photo tout pourri qui ne rend rien de ce que nos yeux voient. On fait le tour du parc et je reste un moment devant la partie complexe sportif, skate-ground, terrains de volleys, de tennis ballon, de foot, de basket. Alors qu'on allait rentrer, au moment de passer la porte, une vielle dame nous tend une cage avec des oiseaux qu'elle vend 40 Baths. C'est trop tentant pour Zo qui est l'ami de tous les animaux (sauf les insectes) et l'on retourne donc dans le Parc pour rendre leur liberté aux volatiles.
De retour à l'hôtel, sur TV5 Monde on tombe sur un film avec Jean-Pierre Cassel et Vincent Albaz, « J'aurais voulu être danseur », réalisé à la pisse, des acteurs qui semblent perdus dans un magma insipide... On se demande qui a bien pu réaliser ce carnage... Générique : Réalisateur Alain Berliner... deux fois dans le week-end, on aura du souffrir un de ces longs-métrages. Producteurs s'il vous plait, pour le 7ème Art, plus de financements pour les merdes de Berliner.
Désolé pour les nombreuses fôtes d'Eau To Graphe et autres qui sons dans ce récit mais je suis telle ment à la bourg dans l'aicriture de ce blog que je ne me relis pas et comme la relectrice est en grève...
Pas cool la partie vol de thunes mais le reste de la soirée ça devait etre bien chouette tout de même !!
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